
Nouvelle-Zélande
du 10 au 23 Février 2009
Si tu aimes la nature, va en Nouvelle-Zélande: la mer y est bleue-verte, le ciel changeant, la campagne verte, les collines si rondes qu´on les croiraient dessinnées d´une main d´enfant. En certains endroits, la terre et les lacs fument sous l´influence de l´activité volcanique souterraine, ce qui donnne un air parfois de paysage lunaire...

La guerre des élèments, moi aux chutes de Taranaki, Diederik à Waimangu National Park, "la terre qui fume"
Si tu aimes le sport, va en Nouvelle-Zélande: du saut à l´élastique en passant par le saut en parachute, de la randonnée au rafting, tout y est. Les gens courent à toutes heures, en pleine rue, dans les parcs... On comprend donc la présence du profil de sir Edmond Hillary sur les billets, le premier alpiniste à avoir atteint le sommet de l´Everest.
Nous avons suivi la coutume locale et fait plusieurs randonnées (appelées "tramping" ici), dont une d´une vingtaine de kilomètres, la plus connue de Nouvelle-Zélande: le Tongariro Crossing.
Eh bien mes cocos, je n´avais jamais marché dans un dénivelé pareil, au milieu des vents et des brouillards, longeant des cratères et des lacs volcaniques aux couleurs insensées, et manquant de glisser en descente dans le sable cendreux.
C'est simple, cette épuisante randonnée de 6 heures restera comme une des plus belles de notre vie (une de plus fatigantes aussi).Mais le paysage était tellement époustouflant que notre fatigue en était presque oubliée.

Et cela s´appelle "nager dans le brouillard", Tongariro Crossing

Tout ce qui se monte se descend, et une éclaircie avec vue sur les lacs, Tongariro Crossing
Si tu aimes le mélange des cultures, va en Nouvelle-Zélande: à l aéroport, un énorme panneau t´accueille en Maori et en Anglais, et dans les villes les bâtiments ont un je ne sais quoi de British touch... La Nouvelle-Zélande est aussi connue sous le nom de Aotearoa en langue maorie, ou le Pays du Long Nuage Blanc. Le premier européen à avoir mis un pied sur cette terre n´était autre qu´un marin hollandais, Abel Tasman, qui a fui face aux combats avec les Maoris. Pendant tout notre séjour, j'entendrais donc Diederik pester contre cet Abel, s´il avait tenu bon la Nouvelle-Zélande aurai été hollandaise!
Bien que la colonisation britannique ne se soit pas fait sans heurts, la culture maorie reste très présente dans la société néo-zélandaise, bien qu´ayant bien sûr changé depuis l´arrivée des premiers colons. Intéréssant quand on compare à l´Australie et au sort résérvé aux Aborigènes... A part les grandes villes, toutes les localités que nous avons passé en route avaient gardé leurs noms originels, d´où une véritable symphonie de noms, et quelquefois de bons fou rires, ponctués de "comment s´appelait cette ville déjà?"
Néanmoins nous avons vu peu de mélanges, chaque communauté semblant rester dans son coin. Et nous avons été aussi frappé par le nombre d´obèse chez les Maoris. Même s´ils ne sont pas connus comme étant des poids plumes, cela frappe.Mais cela sert pour le fameux Haka!
A la base le haka n´est pas toujours un chant de guerre, il en existe beaucoup, et à notre grande surprise, il n´est pas seulement réservé aux hommes. Celui que nous avons vu incluait hommes et femmes. Le Ka Mate Haka rendu populaire par les All Blacks (l´équipe nationale de rugby néo-zélandaise, qui effectue cete "danse" avant chaque début de match) est plus considéré comme un haka de cérémonie, mais cela fait toujours son petit effet, avec chants hurlés, les yeux qui roulent, la langue dehors, les pieds frappant le sol et les mains les cuisses et le torse...J´en avais la chair de poule!
Voici la traduction (en anglais) du Haka utilisé par les All Blacks, pour les rugbymen en vous!
A noter pour la petite histoire, que l´équipe nationale de basket de NZ s´appelle les Tall Blacks...
Ka Mate
Leader:
Ringa pakia!
Slap the hands against the thighs!
Uma tiraha!
Puff out the chest!
Turi whatia!
Bend the knees!
Hope whai ake!
Let the hip follow!
Waewae takahia kia kino!
Stamp the feet as hard as you can!
Leader:
Ka mate, ka mate
'I die, I die,
Team:
Ka ora' Ka ora'
'I live, 'I live,
Leader:
Ka mate, ka mate
'I die, 'I die
Team:
Ka ora Ka ora "
'I live, 'I live,
All:
Tēnei te tangata pūhuruhuru
This is the hairy man
Nāna i tiki mai whakawhiti te rā
...Who caused the sun to shine again for me
Upane... Upane
Up the ladder, Up the ladder
Upane Kaupane"
Up to the top
Whiti te rā,!
The sun shines!
He!
He!
(Source Wikipedia)
Nous n´avons vu qu´une démonstaration de Haka lors de notre séjour, ainsi que des représentations de danses traditionnelles, au Musée d´Auckland. Le battage autour de la culture maorie nous a semblé vraiment superficiel, genre soirées diner, danses, haka, on vient vous chercher en bus...beurk.
Voilà notre rapide impression après nos 13 jours passés dans l´île du Nord seulement. Nous avons loué un petit camping-car pour le temps de notre séjour et quel bonheur! Quelle liberté totale d´avoir notre petit chez nous sur roulettes, totalement indépendants et sans avoir à nous soucier si nous avons laissé quelque chose derrière nous - enfin nous avons quand même trouvé le moyen de perdre une casserrole...Tu roules la journée et le soir les banquettes à l´arrière se transfroment en lit après une petite manipulation. Youhououuu! J´étais tellement triste de devoir le quitter...


Notre "bébé", de dehors, puis version nuit, vue du lit
Douane, ma chère douane, ne vois-tu rien venir?
Notre parcours a bien sûr commencé par notre arrivée à Auckland. Moi qui pensais avoir tout vu en matière de sécurité aéroportuaire frisant la parano après mon séjour aux US, j´ai été détrompée par nos amis néo-zélandais. Bien que restant très courtois, les douaniers passent ton sac au rayon X et toi limite avec. Bienvenus dans le monde de "Biosecurity" comme ils disent.
D´où venez-vous? Vous n´avez pas de nourriture sur vous ? (J´ai eû la bonne idée de jeter nos bonbons vietnamiens au coco dans les toilettes de l´aéroport avant le contrôle des douanes, tellement leur fomulaire d´entrée m´avait fait flipper) Ah vous étiez en Asie ET en Afrique du Sud? (frottage de mains du douanier, car cela veut dire examen encore plus poussé de nos affaires) Vous avez une assurance, de l´argent? Ou allez-vous dormir à Auckland? Et après où allez-vous? Vous avez des chaussures de randonnées?
Alors là, le coup des chaussures de rando, j´ai failli prendre un fou rire: après examens de nos semelles au microscope, celles de Diederik ont du être envoyées au labo de nettoyage car elles avaient un virus nous informe le douanier en nous les rendant, pince-sans-rire.
En sortant (après 2 heures de questions et de contrôles, faut pas être pressés, ni attendus, ça tombe bien pour nous) nous voyons un groupe d´asiatiques l´air contris du gamin puni avec à leur coté un douanier on ne peut plus sérieux tenant un citron et parlant au talkie-walkie en ne quittant pas de ses yeux suspicieux l´objet du délit logé dans sa main ganté....genre "Attention les gars, j´en ai un!" En voilà qui vont passer un sale quart-d´heure, quelle idée d´amener un citron d ´Asie en Nouvelle-Zélande!
Ces légères formalités douanières effectuées, nous avons passé 3 jours à Auckland avant de récupérer notre camping-car.Là encore nous avons eû de la chance car louer un camping-car se fait en NZ comme d´aller à la boulangerie en France, touristes comme néo-zélandais et en plus nous étions en haute saison. Après une dizaine de coups de fil désespérés nous avons fini par dénicher notre perle, avec un prix correct en plus!
Ces quelques jours à Auckland nous ont permis de découvrir la ville, son port, sa Sky Tower (dont bien sûr, on peut sauter, c´est le pays pour!)mais ni Diederik ni moi n´avons franchement eû de coup de foudre. La ville n´est pas vilaine en elle-même, mais est faite d´un drôle de mélange de batiments neufs et vieux qui ne s´accordent pas aussi harmonieusement qu´à Sydney par exemple.Néanmoins s´y promener reste agréable car il y a de nombreux espaces verts et petits quartiers "bohèmes" comme Parnell, Ponsonby...


Auckland et sa tour Sky Tower
L´île du Nord en 10 jours et les 30 ans de Didou
Notre petit périple en camping-car a commencé par la Coromandel Peninsula, un régal de nature et de couleurs pour nos petits yeux affamés après la touffeur des villes asiatiques. Les virages longent la mer, qui elle-même est bordée par des plages de sable interminables où peu de gens se promènent, et au loin, toujours ces collines rondes, vertes, et mousseuses caractéristiques du pays. Nous nous sentons libres, libres, enchantés!


Paysages en route, et "tea time my darling" Coromandel Peninsula

Cathedral Cove
Nous passons notre première nuit en camping et sommes malheureusement réveillés par le bruit de la pluie sur le toit le lendemain matin... Petite parenthèse sur les campings du pays: les Néo-zélandais qui viennent camper en France (et j´espère qu´il y en a peu) doivent penser que nous sommes une bande de cro-magnons. C´est simple, tout est fourni, les douches sont nickels, les WC pas turcs, les cuisines équipées et même Internet et la télé ainsi que des séjours avec canapé! La bonne surprise donc.
Le mauvais temps ne nous a pas empêché de faire un petit tour dans les environs: Hot Water Beach, où en creusant son petit trou sur la plage, on se fait son propre "spa"! Effectivement, les nappes souterraines sont bien chaudes.
Cathedral Cove, un énorme rocher creusé par la mer accessible par une petite heure de marche dans la végétation luxuriante. Puis nous avons pris la route pour Rotorua, une des plus grandes villes de l´île du nord.
Au milieu de la nuit nous sommes tous deux réveillés en même temps par une horrible odeur d´oeuf pourri. Passées les accusations mutuelles, nous pensons que cela vient des toilettes du camping, ou encore du poulet de la veille dans le frigo ("Diederik: si c'est le poulet je le balance de suite!"). En fait nous nous rappelons que nous sommes dans une des villes contenant le plus de geysers, lacs volcaniques et autres inventions de la nature sentant le soufre, et située elle-même sur un ancien cratère...Bref, nous ne sentons pas l'oeuf pourri, nous dormons dessus. Tout Rotorua sent comme cela, mais ses habitants semblent immunisés.Avec un nom pareil on aurait dû se douter. Pouah!!! Malheureusement cette odeur est très attachée à la NZ, étant donné que l´île est en plein sur la ligne de tectonique des plaques indo-australiennes et thermiquement très active, vous l'aurez compris.
A Rotorua nous avons visité le parc de Waimangu où nous avons eû cette première impression de terre qui fume, impressionant (ah oui, et là aussi ça sentait l'oeuf pourri...)

Waimangu
Notre route après cela prît le chemin de New Plymouth , note objectif étant de nous rapprocher le plus possible du Mont Taranaki, dont la ressemblance avec le mont Fuji du Japon lui a valu les honneurs de figurer avec Tom Cruise dans
" The Last Samurai". Diederik ayant été complètement contaminé par le virus du "tramping" (randonnée) nous avons aussi marché sur les flancs de ce volcan majestueux (que l'on se rassure, sa dernière éruption date de 1655). Atteindre son sommet demande d'être un montagnard chevronné, nous nous sommes donc contentés d'une bonne randonnée de 2 heures, sans pouvoir toutefois réussir à voir son sommet, farouchement gardé de nuages.


Magnifique Mont Taranaki, vue de notre camping, et guettant en vain la dispersion des nuages, Taranaki National Park, 17 Février 2009
Nous avons passé la nuit dans un petit camping à énergie renouvelable, entre New Pymouth et Egmond Village (porte d'entrée du parc) genre après ta pause toilette tu jettes de la sciure dans le trou, back to basics!C´était vraiment sympa de dormir au milieu d'un champ de vaches, les proprios logeant quant à eux dans un bus emménagé en maison au même endroit et cultivant bio, donc nous en avons profité pour leur prendre de beaux épinards avant de partir. Belle initiative!
La journée d'après a été beaucoup sur la route pour nous rapprocher du Tongariro. Nous avons dormi à Wanganui, une des rares villes que nous avons trouvé charmante (notre impression des villes en NZ n'est pas très bonne, il faut y venir pour la nature!), avec une belle rivière des avenues plantées de grands arbres et des vieux ponts. Malheureusement le temps nous était compté pour faire notre Tongariro Crossing, et nous avons filé à Whakapapa, proche du Tongariro. La suite vous la connaissez déjà!
Le lendemain de notre marche de titans a eu lieu un autre évènement titanesque: les 30 ans de Diederik. Nous le savions déjà, le 20 Février était prévue comme une journée de pluie intense sur pratiquement tout le territoire. Nous avons donc pris la route pour Taupo, non loin de là, sympathique ville en bordure du lac énorme du même nom. Taupo est la capitale du sport en tout genre, et notre objectif et mon cadeau d'anniversaire était simple: offrir un saut en parachute à Diederik. Non pas que je souhaite m'en débarrasser, juste que Taupo est l'endroit rêvé en NZ pour faire cela. le saut se réalise dans de très bonnes conditions de sécurité, et au-dessus du lac, avec vue sur les volcans edu Tongariro...Idéal, mais hélas, malgrè notre patience,la météo ne s'est pas montrée propice à la chute libre, et après plusieurs tentatives auprès des clubs locaux, nous avons dû renoncer, et prendre de nouveau la route pour Auckland...Non sans nous être baffrés dans un resto italien pour fêter l'évènement...
Une autre fois j'espère, mon cadeau tient toujours - juste que l'on ne me demande pas à moi aussi de sauter...


Vive li couscous au camping, et vue sur le lac, Taupo
Voilà un peu le résumé de nos aventures néo-zélandaises, et à la question "Avez-vous vu un kiwi?" On vous répondra " Euh, l'oiseau sans ailes, mascotte du pays, ou le fruit, cultivé en masse en NZ, ou encore les habitants?" Car c'est tout cela le style Kiwi! Nous aurions bien voulu voir l'oiseau, mais sans jeux de mot, il se fait hélas très rare. Alors à défaut nous avons mangé le fruit en papotant avec les Kiwis (habitants).
13 jours en NZ, c'est peu, mais les paysages que nous avons vu nous ont amplement rassasiés.
Alors vous-aussi, n'hésitez pas: allez-y!
Bises d'Hélène (29) et Diederik (30) :-)
PS: nous sommes bien arrivés au Chili, la suite de nos aventures sous-peu et une mise à jour des photos s'impose, nous savons, mais cela prend du temps! Nous ferons de notre mieux.
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Décalés à Sydney
12 fevrier 2009, Auckland, Nouvelle-Zélande
Apres un vol de neuf heures pendant lequel nous n'en avons dormi qu'une, nous arrivons à Sydney à 7h00 du mat ou un petit 40 degres local nous attend.
Néanmoins nous avions le stress en moins de devoir chercher une hotel, puisqu'une amie francaise de ma soeur, Estelle, et sa famille vivant a Sydney avait accepte de nous loger.
Et quel accueil! Nous avons été recu comme des princes: petit appart pour nous tous seuls au fond du jardin, poulet roti aux pommes de terre du dimanche midi (aaaaah des patates, apres 3 mois de riz et nouilles!), glaces maison, le sourire et la peche de David et Estelle, et les joyeux cris de leur jumeaux Sacha et Luna! Nous étions complètement crevés de notre vol et du décalage horaire avec la Thailande, mais le fait de se retrouver dans une famille aussi énergique et agréable nous a redonné un peu de pêche.
Apres une petite sieste d'une heure et le fantastique poulet roti d'Estelle avalé, nous avons filé dans le centre de Sydney - non sans nous être endormis l'un sur l'autre dans le bus, la classe.
Nous avons pris quelques photos devant le fameux Opéra de Sydney puis nous nous sommes littéralement écroulés dans les jardins botaniques situés derrière. Apparement des chauve-souris d'1m50 y sont suspendues aux arbres, même pas vu! Cassés, décalés, avec ces sensations étranges de se dire ouaaah, ça y est, on y est a Sydney, et l'autre de pouvoir s'endormir debout à n'importe quel endroit...
Notre séjour en Australie était extrêmement court, arrivée le 8 fevrier au matin, départ le 10 au matin. Mais nous avons vraiment eû l'impression d'avoir beaucoup fait, car même lors de la premiere journée, nous nous sommes forcés a marcher (après la grosse sieste) et aller manger dans le quartier de The Rocks à Sydney. Nous avons beaucoup aimé ce quartier, qui a gardé son esprit veillot, mais qui se situe juste en face de l'Opera, qui lui est extra moderne.
Le lendemain, bizarrement, la temperature avait chuté de 20 degrés, ce qui ne nous a pas plus déplut que cela, étant donne que la veille, le soleil cognait de manière infernale. Conjugué à la fatigue, la chaleur ne nous rendait pas très beaux a voir!
Nous avons pris un billet de transport illimité dans la ville, ce qui nous a permis de prendre le ferry pour nous rendre à Manly beach, une des plages les plus grandes et les plus populaires de Sydney. Le temps n'était pas à la baignade, mais c'était interessant de voir les mamans marcher d'un pas vif derrière leurs poussettes et les gens faire du footing, du beach volley, ou du surf...
L'Australien m'a tout l'air d'etre une bête de sport!
Nous avons en moins de 48 heures visité les principales attractions de la ville: l'Opera, the Rocks, Darling Harbour et son musée maritime (ou l'on m'a demandé si je venais du Pacifique, comme quoi ici aussi les gens ne peuvent pas detérminer mon origine, j'adore!) Saint Mary Cathedral et même le quartier un peu moins bien faméde Kings Cross.
C'éait vraiment très rapide comme séjour et nous avons vraiment l'impression d'avoir rêvé.
L'accueil chaleureux d'Estelle et sa famille nous a vraiment fait très plaisir, cela faisait du bien de partager un peu le quotidien d'une famille avec des jumeaux de 2 ans! Encore merci!
Bref, nous avons fait Sydney Express, mais ce sont là des choix à faire: niveau budget l'Australie pèse son poids, et qui sait, peut-être un jour reviendrons nous arpenter le bush cette fois...
NB: photos à suivre, ou voir récits de Diederik.
Une bonne grosse pensée de l'Océanie.
H&D

























