Voilà ça y est, nous revoilà, vraiment désolés du retard. Nous avons fait beaucoup de route ces derniers temps, et n'avons eû que brièvement accès à Internet. Nous allons remédier à cela!
Addo Elephant Park
Finalement nous y sommes allés et quelle aventure! Cette réserve est située au nord de Port-Elizabeth et est comme son nom l'indique, peuplée d'éléphants. Il y en a peu près 400. Nous avons donc passé le journée dans notre petite voiture à les pister, ce qui n'est pas difficile, il n'y a qu'à suivre les arbres et buissons arrachés avec goinfrerie et les monstres d'excrèments frais laissés en bord de route. Nous avons vu de gros élèphants, de tout petits, des qui scrutent les touristes de leur petits yeux intelligents, des qui prennent des bains de boue à n'en plus finir... Un régal et une belle leçon de vie, en espérant que les générations à venir pourront elles aussi profiter de ce beau spectacle de la nature.
A un moment une maman et son petit sont passés à quelques mètres de notre voiture, j'étais totalement paralysée, car la taille de notre petite voiture ne faisait certainement pas le poids avec la mère en question - c'est le cas de le dire...
Maman et petit
C'est à Addo que nous avons aussi vu nos premiers lions, un couple allongé sous un arbre, immenses et majesteux, snobant les touristes. Apparement nous avons eû de la chance car il est rare de les apercevoir en journée - monsieur ronfle toute la journée pendant que madame chasse au crépuscule ou à l'aube.
A Addo nous avons campé dans une auberge de jeunesse où nous avons mangé des steaks HALLUCINANTS. Le propriètaire vous grille lui-même un pavé de boeuf de 400 grammes cuit à la perfection, tendre et fondant. Petite mention culinaire pour les amateurs qui seraient dans le coin, c'est un des meilleurs que nous ayons jamais mangé.
D'ailleurs petite parenthèse gastronomique, nous sommes contents de partir pour l'Asie dans quelques jours car la bouffe proposée aux touristes en Afrique du Sud est très grasse, et à peine variée. Nous commençons donc à saturer niveau gras...
Après Addo nous avons littéralement avalé de l'asphalte pendant 2 jours pour nous rendre à Prétoria, après une escale sans gloire à Bloemfontein, ville dortoir/étape par excellence.
Prétoria
Arrivée à Prétoria en pleine canicule, où nous retrouvons Don et restons une nuit. Prétoria est la première ville à majorité noire qu'il nous a été donné de voir pour l'instant, et cela nous fait presque bizarre.
Dans l'après-midi de notre arrivée, en attendant Don, nous cherchons quelque chose à grignoter, marchons dans la rue sous des regards inquisiteurs et parfois un peu malsains.
Les cafés et autres boutiques arborent des panneaux indiquant qu'il faut laisser son arme à l'entrée...Un peu étouffant comme climat...Nous ne sommes pas promenés longtemps...
Nous n'avons pas visité Prétoria de façon extensive, mais nous avons vu les monuments principaux, en particulier le Palais de Justice où Mandela a été jugé.
Comme prévu, voici venue la première semaine de Novembre tant attendue car nous voilà tous les trois en route pour le:
Kruger Park, un des plus grands parcs animaliers d'Afrique, aussi grand que la Hollande. Nous plantons tant bien que mal notre tente sur un emplacement rocailleux de Lower Sabie, un campement au sud du parc.
L'arrivée est un peu une déception car nous nous attendions à camper sur une verte pelouse en bordure du camp à entendre rugir les lions la nuit... En fait non, les campeurs sont vraiment les plus mal lotis du campement, avec un bout de terrain minable sans arbres ni pelouse, car ce sont les bungalows et autres lodges qui bénéficient de la meilleure vue sur la rivière et la vie sauvage. Tout a un prix n'est-ce-pas...
Quoiqu'il en soit nous passons trois jours exceptionnels, car premièrement nous échappons à la canicule de la veille (42 petits symphatiques degrés) et d'entrée nous voyons une girafe. Les jours qui suivent nous offrent, magnifiques, quatre guépards adultes allongés sous un arbre, une troupe de jeunes lions, un énorme groupe de buffles, des autruches, des phacochères, des oiseaux en tout genre, un rhinocéros et son petit vu de (gros!) derrière, des antilopes en veux-tu, en voilà, des élèphants, des hippopotames, autres gnous, zèbres, et un léopard entraperçu entre quatre voitures.
Guépard - Kruger Park
Je ne mentionne pas cela au hasard, bien sûr être dans un parc animalier est un luxe énorme, mais il reste tout de même un côté usine assez désagréable. Les félins sont les plus recherchés, et donc dès qu'ils sont repérés, une queue de voitures se forme, chacun voulant avoir la meilleure vue ou le plus bel angle de photo, les pires étant les véhicules de safaris avec leur dizaine de personnes à bord et leur chauffeurs communiquant entre eux par walkie-talkie , du genre" vite un lion, venez tous!". Beurk.
Nous avons fait notre tour avec notre propre voiture, et la chaleur et la fatigue aidant, je finissais par avoir des hallucinations qui faisaint se bidonner Don et Diederik.
Forcèment quand on prend une branche morte pour une tête de hyène...
Et puis il y a le côté blasé aussi, du genre " Ah encore un éléphant, mais où sont donc les lions?" Kruger ou le créateurs de mythes et d'enfants gâtés! Nous avons bien profité, et fait des barbecues tous les soirs.
Le barbecue, ou "braai" (du néerlandais "griller") est une institution nationale, et donc chaque emplacement de camping possède son petit coin barbecue. Voilà une idée qui mériterait d'être répandue! De retour en ville, nous voici à Johannesburg, ou Jo'burg, citadelle barbelée par excellence, ou même les chats sont introuvables dans les rues la nuit.
Samedi soir Don insiste pour nous amener au Montecasino, une sorte d'énome complexe kitsch reproduit comme un gros village toscan, avec casino, boutiques, bars, restos, cinémas... Ca dégouline de luxe et de faux, et cela me met mal à l'aise d'être là.
Mais bon, c'est interressant de voir que cette vie là existe aussi en Afrique du Sud, cotoyant la misère des townships. Il s'agit vraiment d'une société décalée. D'ailleurs 2 jours après, et suivant le départ de Don, nous nous rendons à Soweto, le township le plus fameux d'Afrique du Sud, car ayant hébérgé Nelson Mandela et Desmond Tutu, et foyer des mouvements clandestins anti-apartheid.
Tous nos a-prioris de ghetto miséreux volent en éclat: Soweto est une ville de 3.5 millions d'habitants, possède un quartier riche aux villas gigantesques et Mercedes rutilantes garées devant, un immense centre commercial, 150 écoles primaires, une université... Bien sûr la pauvreté existe, et beaucoup vivent encore dans un dénuement certain, mais les pires quartiers que nous avons vu avaient au moins un point d'eau, l'électricité et des toilettes. De quoi faire des envieux dans certains villages d'Afrique de l'ouest je pense.
Nous nous sommes aussi rendu au musée Hector Pieterson, créé en hommage à l'enfant de 13 ans du même nom, tué par balle par la police lors des manifestations étudiantes du 16 juin 1976. Beaucoup d'élèves manifestèrent ce jour-là contre l'apprentissage de la langue Afrikaans qui leur été imposé. La manifestation pacifique se solda en un bain de sang lorsque la police s'en mêla... Hector fut la première victime.La visite de ce musée était très émouvante et nous a vraiment permis de comprendre un peu plus l'histoire mouvementée de ce pays. Nous avons aussi vu les maisons de Nelson Mandela (pas grand chose hélas, car en reconstruction) et celle de Desmond Tutu, juste à quelques pas de là. C'est quand même incroyable ces deux Prix Nobels de la Paix ayant vécus à quelques maisons l'un de l'autre. Nous ne sommes pas attardés longtemps à Soweto hélas, car nous étions accompagnés d' un guide. Il n'est toujours pas recommandé de s'y rendre seul. Le contact avec les locaux reste donc succint.
De Jo'burg non plus nous n'avons pas vu grand chose, à part la montée dans la tour du Carlton Hotel, avec vue panoramique sur la ville. Le centre de Jo'burg s'est vidé petit à petit de ses grands hôtels, car plus personne n'y vient. C'est vraiment une ville étrange et ni Diederik ni moi n'avons trop accroché.
De Johannesburg nous sommes descendus à la porte du royaume du Lesotho, les fabuleuses montagnes du Drakensberg. Des collines rondes, vertes et mousseuses, de vrais "trous de verdure où chante une rivière", et des montagnes par-dessus tout, découpant le ciel de leur formes si particulières. A couper le souffle.
Drakensberg
On se pose un instant au Sani Pass, un des points culminants à la frontière du Lesotho et on écoute le bruit du vent à 3000 mètres d'altitude, chassant l'ombre des nuages dans la plaine. C'est pour ces moments-là que nous voyageons, pour se retrouver tout petit devant la nature et l'admirer sans un bruit. Nous sommes donc aussi entrés au Lesotho, et avons visité un atelier local de tonsure de moutons. Avec quelle vitesse et dextérité les bergers font ça! Nous avons goûté au pain local (les boulangers français n'ont qu'à bien se tenir!), et à la bière de millet et sorgho (tiens tiens) douce et aigre à la fois. Les bergers là-bas se promènent en couvertures et bottes de plastique, ce qui leur donne une allure très particulière, et reconnaissable de loin. Nous avons aussi bu un coup dans le "pub le plus haut d'Afrique", où le taux d'alcoolémie est sûrement plus vite dépassé que dans la plaine!
Lors de séjour à Jo'burg nous avons pu modifier nos dates de vol pour les les voyages à venir, mais nous avons décidé de garder le vol Cape-Town/Jo'burg qui nous amèra à Honk-Kong dans quelques jours.
Nous avons donc de nouveau changé de voiture de location à Jo'burg, la troisième cette fois - nous avions dû laisser la première pour en louer une plus grande pour une semaine lors de la venue de Don.
Nous avons donc repris la route depuis le Lesotho pour Cape-Town, ce qui fait une distance fantasmagorique de plus de 1000km, que nous avons fait en trois jours avec une halte à East-London dans une auberge de surfeurs sur la plage, puis de nouveau à notre ville favorite de Knysna hier soir.
La route entre le Lesotho et East-London qui traverse le pays Zulu était franchement effrayante. Pas de barrière donc passage d'animaux en tout genre et de personnes aussi, voitures en excès de vitesse dépassant dangeureusement, et j'en passe. Flippant.
Mais nous sommes arrivés sains et saufs.
Nous profitons de ces derniers jours en Afrique du Sud pour mettre à jour notre blog et nous préparer pour l'Asie.
Cela fait vraiment bizarre de se dire que nous n'allons pas rentrer à la maison, mais partir plus loin encore! Notre vol est jeudi matin. L'Afrique du Sud pour moi représente un pays aux mille collines et aux mille contrastes. En presque 6 semaines ici nous avons eû peu d'intéractions avec les Noirs.
Par contre nous avons entendu beaucoup de Blancs se plaindre, comme ce pilier de bar du Drakensberg nous disant que rien n'est plus comme avant... Avant quoi? Avant comment? Du temps de l'apartheid? Mentalités difficiles à cerner et clivages sociaux et raciaux encore plus. Les Blancs et les Noirs ne se mélangent pas, c'est ainsi.
Comme le disait Philip, notre guide génial au Lesotho "J'ai un très bon ami noir ici au Lesotho, mais je sais qu'il ne pourra jamais venir chez moi car il se sentirait trop mal à l'aise. Nous vivons différement, c'est ainsi. Il faut comprendre les gens avec l'éducation qu'ils ont eû".
A plus tard!
Hélène et Diederik
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Jeffrey's Bay, 29 Octobre 2008, semaine 3
Nous avons quitté George au matin sans une larme, et sommes tombés amoureux de Knysna en cours de route. Knysna est bordée de montagnes, a l'océan Indien à ses pieds et une lagune qui s'étend comme un lac. Il s'en dégage une atmosphère douce et rassurante. Les Blancs et les Noirs y sont bien mélangés, pour la première fois nous avons aussi vu des Noirs dans les restaurants et les magasins.
Nous voulions rester une nuit, nous en avons passé trois.
Nous avons séjourné au Buffalo Bay Backpackers, à Buffalo Bay donc.
Incroyable auberge de jeunesse, à même la plage, avec un immense salon-véranda où les hôtes se retrouvent le soir au coin du feu pour lire, échanger des infos voyage, jouer au billard ou au fléchettes. Nous y avons rencontré Jo, une Anglaise de Londres, qui comme nous voulait explorer le coin un peu plus. Nous avons donc décidé jeudi dernier de faire une balade en forêt, indiquée sur notre plan comme étant de 9 km.
Nous commençons donc joyeusement la randonnée sur un sentier balisé, tout en papotant.
Après plus de deux heures de marche, nous tombons sur une intersection à 5 branches. Nous ne voyons de balisage nulle part. Petite sueur froide. Nous choisissons un sentier, puis rebroussons chemin pour en choisir un autre. Celui-là nous donne raison, puisque nous retrouvons le balisage.
Ragaillardis nous reprenons la marche. Au bout d'un moment tout de même, nous nous rendons compte que nous n'avons plus vu de marques de balisage depuis un moment. Nous ne sommes pas plus inquiets que ça, comme nous sommes restés sur le même sentier depuis un moment. Pensons-nous. Nous marchons, et marchons, et marchons, à chaque tournant nous espérons voir une issue. Mais non. Nous ne parlons presque plus. Les heures passent, que nous pouvons vérifier sur le portable de Jo, qui a eû la présence d'esprit de l'amener.
De plus la météo n'est pas franchement de la partie, puisqu'il pleut de temps à autre et qu'il fait frais. Au bout de presque 6 heures de marche, nous arrivons à bout de forces et de nos vivres, à une haie fermée portant un panneau. Nous passons par-dessus, et nous y lisons que le sentier que nous venons d'emprunter était strictement réservé aux bûcherons. Nous tombons de nouveau sur un chemin, plus large que les autres, mais partant dans deux directions opposées.
N'arrivant pas à nous mettre d'accord sur la marche à suivre, nous décidons de nous arrêter et d'appeler le gérant de notre auberge, Johan. Nous lui expliquons tant bien que mal d'où nous sommes partis et où nous sommes actuellement avec le peu de repères dont nous disposons alentour (panneaux, réservoir d'eau...). Il se montre d'un extrême gentillesse et nous dit de ne pas nous en faire, qu'il vient nous chercher en voiture, qu'il trouvera bien où nous sommes.
Nous attendons donc à l'abri des sapins, car la pluie s'est remise à tomber, et je ressasse mes maigres cours de survie: Jo a un briquet, on pourra faire un feu si la nuit tombe, on peut se faire un lit de fougères, il me reste une pomme et une banane, etc...Puis soudain, quelques minutes après notre coup de fil à Johan, nous entendons un bruit à courte distance, comme un raclement de gravier. Diederik se lève et va voir, et il nous crie "Un cycliste!!!" Jo et moi nous regardons et regardons Diederik, incrédules "Un cycliste???"
Et là apparait notre sauveur en lycra rouge, David et son mountain-bike.
Nous sommes trop heureux de voir un être humain après 6 heures de forêt vide, nous lui sautons dessus et lui expliquons la situation. Lui surpris nous dit avec un grand sourire qu'il fait cette route à vélo tous les jours, et que d'après ce qu'il comprend nous venons de loin.
Nous rappelons Johan et lui passons David, qui lui explique comment nous localiser. Nous descendons le sentier avec lui, il nous escorte gentiement à vélo jusqu'à l'arrivée de Johan, une bonne demi-heure plus tard.
Quel bonheur de se retrouver dans une voiture et ne plus avoir à marcher!
Nous quittons David non sans l'avoir chaleureusement remercié, et la dernière image que j'ai de lui est celle dans le rétroviseur de la voiture d'un petit bonhomme à vélo nous souriant et nous saluant.
Johan nous avouera alors que si David ne lui avait pas indiqué plus précisement où aller, il serait parti dans une toute autre direction et nous aurions pu attendre longtemps son arrivée. Il avait aussi contacté la police, au cas-où...
Johan a fait le taxi pour nous toute la soirée, nous amenant d'abord manger un morceau (il était déjà 19 heures lorsqu'il nous a retrouvé, alors que nous étions partis à 11h30 le matin...), puis récupérer notre voiture.
Nous apprîmes que nous avions "dérivé" de 35 km par rapport à notre lieu de départ.
Comme quoi une simple petite randonnée peut se transformer en véritable cauchemar.
Nous avons eû chaud, et nous nous souviendrons longtemps de la gentillesse de David et Johan.
En dehors de cela, nous avons adoré l'endroit. Nous avons quitté Knysna dimanche pour une courte halte à Nature's Valley. Nous avons acheté une tente en route, donc à partir de maintenant, nous campons. Nous avons passé une nuit à Nature's Valley, le coin est aussi magnifique, océcan, plages infinies, montagne, lagune...Mais il ne s'y passe pas grand chose.
Puis nous sommes allés à Storms River Village, à quelques kilomètres de là. Nous nous sommes arrêtés dans un petit café pour déjeuner, et nous avons discuté avec les proprios, un couple âgé adorable, qui nous a passé des ustensiles de cuisine pour la nuit, car nous avions l'intention de camper à Stormsriver Mouth, dans le parc national de Tsitsikama, où l'on nous avait indiqué des emplacements de camping magnifique, mais où nous n'avions rien pour cuisiner. Adorable!
Malheureusement cette soirée-là se solda par le pire diner de notre séjour, les plaques chauffantes de la cuisine commune ne fonctionnant pas très bien, nous avons eû droit à du chou-fleur à peine cuit, des patates trop cuites et une saucisse dégueu. Bon appétit bien sûr!
Néanmoins la vue de notre tente compensait tout - voir photo chapitre Diederik. Nous étions en bordure de falaise, avec l'océan qui se fracassait sur les rochers juste en bas. Impressionant. En me réveillant au milieu de la nuit je ne savais plus où j'étais.
De Tsitsikama nous nous sommes rendus à Jeffrey's Bay, capitale sud-africaine du surf. Effectivement, tout est fait pour le surf par ici. La ville en elle-même ne casse cependant pas des briques, il y a beaucoup de magasins. Nous sommes restés dans un camping en bord de plage, et avons monté la tente juste avant une nuit de pluie et de vent.
Nous allons donc partir aujourd'hui pour... nous hésitons encore. Nous voulions initialement nous rendre à Addo's Elephant Park, un parc national à quelques heures d'ici où, vous l'avez deviné, les pachydermes sont rois. Comme nous sommes tous les deux croc-dingues de ces gigantesques bêtes, une halte s'impose. Mais le temps est contre nous cette fois-ci, car nous devons être à Prétroria dimanche. Nous y retrouverons Don, un copain d'Amsterdam qui est actuellement pour le boulot à Johannesburg. De Pretoria nous nous rendrons tous les trois au Parc National de Kruger pour quatre jours, où nous allons aussi camper.
La route est longue pour s'y rendre et comme nous voulons à tout prix éviter de rouler de nuit, nous allons devoir ajuster notre timing.
Quoi qu'il en soit conduire en Afrique du Sud est un vrai bonheur. Les paysages sont époustouflants et peuvent changer d'un instant à l'autre.
Les routes sont dans un état à rendre jaloux les Suisses.
Des babouins traversent, ce qui pour nous est très folklorique (un peu moins si on roule dessus je pense...)
Suite au prochain épisode donc.
Bonne continuation à tous.
De gros bisous
Hélène & Diederik
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22 Octobre - George
Non George n'est pas un nouvel ami, mais la ville où nous passons la nuit ce soir.
Rien de bien folichon dans le coin, c'est l'Afrique du Sud consommatrice qui se retrouve ici, pour faire du shopping dans des énormes "malls" à l'américaine.
Il y a aussi cette facette-là ici, qui fait que souvent je dois vraiment me pincer pour me dire que je suis en Afrique...
L'avantage est que nous avons Internet illimité à l'auberge de jeunesse, mais nous ne pouvons hélas pas télécharger de photos - petit problème d'USB.
Je vous avais laissé donc sur la route de Oudtshoorn.
Nous sommes allés, nous avons vu, et ça nous a bien plu!
Nous sommes restés 2 jours dans la capitale de l'autruche. Oudtshoorn élève des autruches comme un Landais ces moutons. Il y en a des élevages pleins! Ca en devenait presque folklorique de voir des vaches!
Nous avons fait une bonne descente en VTT du Swartbergpass, un des points culiminants de la ville, frissons assurés en première partie, avec de bons virages longeant des falaises. Mais ne vous inquiétez pas, nous n'avons pas joué aux casse-cous non plus, nous avons utilisé nos freins!
Le reste de la balade s'est transformé en plus de montées que de descentes, quelle bonne surprise, surtout quand on y rajoute un bon vent de face, et un soleil de plomb.
En tout nous avons parcouru 54 km, de 9h30 du matin à 16h30 de l'aprèm, avec une halte sandwiches et une halte palpitante, les "Cango caves". Il s'agit de grottes vieilles de milllions d'années, qui ont été aménagées afin que les touristes puissent venir les visiter. Franchement impressionant. Ce dont j'ai bien peur, c'est que nous allons devoir garder cette impression là pour nous seuls, car non seulement il était difficile de prendre des photos dans ces grottes peu éclairées, mais en plus notre brave appareil nous a lâché à ce moment-là.
Dame Nature fait bien les choses, et ne voulait certainement pas être photographiée en chemise de nuit...
Après nos 2 jours à Oudtshoorn, nous avons pris la route pour La mission: retrouver ma copine sud-africaine Anneli dans sa ville de Beaufort-West. Anneli et moi étions au-pairs ensemble à Washington DC, en 2000-2001, puis j'avais été lui rendre visite à Londres lorsqu'elle y travaillait, en 2002. Et depuis, nous étions parvenues à rester plus ou moins en contact, et je me suis souvenue lui avoir dit un jour lorsque nous étions aux Etats-Unis qu'un jour je viendrai en Afrique du Sud la voir.
Et ce jour est enfin arrivé, puisque nous l'avons retrouvée à sa ferme samedi dernier.
Une ferme perdue dans un paysage immense et aride, pas un bruit dehors, juste celui des animaux. Pour les deux citadins que Diederik et moi sommes, nous avions presque l'impression d'être sourds. Qu'il est loin le bruit du tram d'Amsterdam!
Nous sommes resté 4 jours à Beaufort, et avons partagé le quotidien d'Anneli et son mari Johan, que j'avais aussi vu à Londres.
Samedi: arrivée, on te tend un verre de brandy-coca, sur la terrasse au soleil. On cause, on cause, puis vient l'heure de se rendre à l' "Hartenfeest", une fête locale entièrement en afrikaans, avec des chanteurs afrikaans méga populaires, nous n'y comprenions rien. Petite note: oui l'Afrikaans est un cousin du néerlandais, mais ce n'est pas parce que vous parlez néerlandais que vous allez tout comprendre!
Nous nous sommes pris quelques bons fou rires à essayer de nous faire comprendre.
Car même si l'Afrique du Sud possède 11 langues officielles, nous avons remarqué qu'à Beaufort-West, la langue officielle semble être l'afrikaans.
Cela doit varier selon les endroits. A Cape-Town tout le monde parle plus ou moins couramment anglais.
Donc nous avons survécu au concert - je dis bien survécu car la musique n'était vraiment pas notre style.
Tout le monde sautait partout, au rhytme du déhanchement d'un playboy bidonnant, chantant des trucs incompréhensibles, mais que tout le monde reprenait à tue-tête...
Et puis là aussi, les seuls Noirs présents étaient ce qui géraient le grillage à l'entrée...Malaise, malaise...Explication des locaux après questionnement:
1/ ils n'ont pas l'argent
2/ ce genre de musique les emm#$@!&
Je peux comprendre, après 3 heures de ce type de concert, j'avais moi aussi envie d'aller tenir le portail.
Le dimanche nous avons coincé la bulle, si je peux dire, par 30-35 degrès au thermomètre et une soirée de brandy la veille (ah le brandy sud-africain) personne n'était très vaillant!
Lundi a été calme, nous avons juste été embêter Johan à son travail, fait quelques courses et essayé de planifier la suite de notre voyage.Le soir nous avons été admirer le coucher de soleil tout au bout du terrain de la femre (tellement immense que nous avons dû prendre le pick-up, occasion de monter à l'arrière et se la jouer far-west, yeah!)
Hier mardi nous sommes allés au Karoo National Park, un parc en bordure de Beaufort-West où l'on peut voir avec un peu de chance, des rhinos et des buffles. Bon il faut croire que nos têtes ne leur disaient rien, puisque nous ne les avons pas vu...Par contre nous avons vu une tortue énorme, des koudous (sorte de grande antilope grise très majestueuse), des autruches (faut-il les présenter) et toujours des babouins.
Je dis toujours car même en dehors des parcs nationaux ils sont là aussi, en cherche d'un mauvais coup avec leur vilains derrières roses. Je m'en méfie comme de la peste, car beaucoup ont été rendus très agressifs suite aux touristes se trimballant avec de la nourriture et qu'ils débarquent toujours sans prévenir au détour d'un virage.
Nous avons conclu notre visite du parc par une baignade rafraichissante dans la piscine du parc, où nous étions seuls, un régal.
Nous avons fini la soirée avec une initiation au...tir au fusil! Oui vous avez bien suivi, Diederik et moi avons tiré avec les fusils de chasse de Johan et d'un copain à lui François. Johan chasse sur sa propriété en hiver pour sauver ses moutons de prédateurs tels que le lynx ou le chacal, ou pour manger aussi. Jamais pour aller mettre une tête d'élan en déco au mur du salon, si vous voyez ce que je veux dire.
Quant à nous, nous devions viser un carton, mais ce n'était pas si simple.
Le bruit de la déflagration du fusil ainsi que le sursaut de recul qu'elle donne sont franchement impressionants.
Puis nous avons mangé un braai, barbecue local, avec du gibier que Johan avait tué et congelé: du koudou justement,de la saucisse de springbok (vous savez, la petite antilope qui court sur le maillot national de rugby sud-africain) et de l'agneau de la ferme, je n'en avais jamais mangé d'aussi bon!
Nous avons vraiment été complètement immergés dans la culkture afrikaans, au milieu des "boers" et cela n'a pas de prix!
Et voir une amie que je n'avais pas vu depuis six ans non plus.
Je vous laisse, en espèrant vous avoir bien fait partagé ce moment de Wild Wild South.
Le bruit du vent sur la plaine aride, le chant des oiseaux à l'aube étincellante, qui n'en finit pas de s'étirer à l'horizon...Tout ça c'est pour vous aussi!
Plein de bisous de George - il fallait que je la fasse celle-là!
H&D
Semaine 2
Bonjour à tous, et encore toutes mes excuses pour le texte bourré de fautes la semaine dernière, mais voilà ce qui arrive quand le temps vous presse!
Nous avons donc quitté le Cap dimanche dernier, au volant d'une petite Volkswagen comme on en fait plus en Europe - voir photo dans le récit de Diederik.
Conduite à gauche, volant à droite, concentration maximale donc, mais en fait on s'y fait vite. Personnellement j'adore les rond-points, j'ai vraiment trop l'impression de faire des bêtises en y entrant de l'autre côté ;-)
Je trouve l'Afrique du Sud magnifique du point de vue des paysages, ce sont vraiment des étendues à vous couper le souffle, des collines, des montagnes, et deux océans qui bordent tout cela. C'est un vrai plaisir d'y faire de la route, de plus la conduite des gens est très courtoise. Bon il y a toujours de couillons qui jouent du frein à main, comme partout malheureusement.
Ce qui m'a frappé dès notre arrivée, ce sont les Noirs qui marchent le long des routes, ou entassés à l'arrière de pickups, au mileu du matos des chantiers sur lesquels ils travaillent. Il semblerait que les Blancs soient ceux qui possèdent les véhicules. C'est assez dérangeant.
Et puis les Noirs me regardent très curieusement lorsque Diederik et moi nous nous promenons.Je me demande bien ce qu'ils se disent...
Nous avons donc visité le Cap de Bonne Espérance Dimanche dernier.
La parc national dont il fait partie est absolument magnifique, mais le temps était un peu court pour tout arpenter.
THE photo

Nous n'avions pas de logement pour la nuit, mais nous avons trouvé une auberge de jeunesse à Simonstown, petit port maritime aux allures d'un petit village anglais.
Nous y sommes resté 1 journée, après avoir rendu visite aux pingouins de Boulders Beach, attraction du coin.
Les Pingouins

Puis nous avons pris la route pour Hermanus, bourgade reputée pour ses baleines.
Je me disais que c'était encore un piège à touristes, mais là j'en ai presque eû les larmes aux yeux.
Les énormes cétacés sont littéralement dans la baie du village, à se promener, jouer, sauter, et les touristes que nous sommes n'ont qu'à s'asseoir sur un rocher en bord de plage et admirer.Les mamans baleines sont là avec leur petits, c'est vraiment un spectacle très émouvant.
Baleine dans la baie d'Hermanus

Je disais à Diederik que sûrement, les baleines se disent entre-elles, "Allons à Hermanus, il y a plein d'humains à voir sur les rochers, c'est très réputé comme coin!On les voit même prendre des photos!"
Nous sommes restés deux jours à Hermanus, dans une auberge à la déco hollandaise, ce qui nous fit bien rire de nous trouver au milieu de sabots au mur!
Puis, en vrai globe-trotters, nous avons dit au revoir à nos amies les baleines, pour nous rendre à Mossel Bay, baie quant à elle réputée pour ses... grands requins blancs.Diederik et moi n'avons pas tenté l'expedition en bateau où l'on met le touriste à l'eau dans une cage, en ayant préalablement appâté le requin avec poissons morts ou sang. Cela fait parti du folklore touristique de la côte, mais nous y trouvons un côté malsain. Que dire si les requins s'habituent à cela?
Nous avons passé la nuit dans un train posé sur la plage, reconverti en hôtel.
J'avais repéré cela depuis des mois à l'avance, je voulais vraiment y aller, j'ai tanné Diederik avec ça, et du coup nous l'avons fait!
Petite cabine de deux couchettes, donnant sur la mer...Haaaaaaaaaa, super original et quel bonheur de se faire bercer par le ressac...
Le Santos Express à Mossel Bay

Hier nous avons eû la surprise de voir une ombre dans l'eau à quelques mètres de la plage alors que Diederik venait juste de sortir de l'eau...Il y a toujours une seconde d'hésitation dans ces cas-là, étant donné que les requins pullulent dans le coin. Et puis d'un coup, voici un aileron, puis un saut hors de l'eau...UN DAUPHIN!
Nous étions comme 2 gosses au bord de l'eau, ravis lorsque l'intéressé a mis sa tête hors de l'eau.
Comme les balines au Cap, il semble que la nature soit en bord de plage en Afrique du Sud Sud, ce qui est un bon signe.
Cet après-midi, cap sur Oudtshoorn, la ville des autruches, qui sont réputées pour être aussi grosses qu'elles sont bêtes et méchantes. On se contentera de les manger en steak (moins dangeureux, et exquis il paraît) :-)
En direct de Mossel bay, vos reporters Hélène et Diederik.
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Semaine 1
Bonjour à tous,
Eh oui, nous voilà bien arrivés, après un vol sans encombre au départ de Londres.
Le premier jour nous étions crevés, donc nous avons seulement...siester et fait du repérage de quartier.Nous sommes dna s le quartier de Gardens, en plein centre du Cap.
Nous avons vite compris après une première nuit dans notre auberge de jeunesse que l'ambiance n'allait pas être au calme: notre chambre est en effet située juste sous le bar.
Du coup nous profitons de la musique et des atterissages quelquefois acrobatiques des danseurs sur le plancher (notre plafond donc). Un fois la stéréo éteinte, vers 23h, nous pouvons nous endormir. Répit jusqu'à 7h du matin, arrivée des ouvriers - eh oui, l'hôtel est de surcroit en rénovation, jackpot!
Les ouvriers s'interpellenet en Afrikaans (vieux néerlandais hérités des premiers colons) et Xhosa (langue locale), et si l'un ne répond pas, toute la cour de l'hôtel entendra son nom répèté à grands cris jusqu'à ce que l'ouvrier concerné daigne répondre.
Vous l'avez compris, nos nuits, quoiqu'il arrive, se déroulent de 23h à 7h du matin, avec ou sans boules Quiès.
Cette semaine nous nous sommes bien promenés et avons bien randonné: visite de l'Aquarium des Deux Océans, de Robben Island, Bo-Kaap, Lion's head,Waterfront (le port), Table Mountain (vous savez, l'énorme montagne plate qui domine la ville). Nous y sommes montés aujourd'hui, A PIED SVP, pendant 2h sous le cagnard, ce qui nous a valu le commentaire sarcastique d'un sexagénaire canadien à l'arrivée :êtes-vous sûrs de votre équilibre mental? Forcèment, en funiculaire, cela ne prend que 5 minutes...
Pour ce qui est de Lion's Head (Tête de Lion), une roche en forme soi-disant de lion, nous y sommes montés comme on va se promener au parc. Eh bien non mes amis, il a fallu littéralement grimper, avec petites mains et petits pieds, et petite échelle suprise.
Moi qui adore le vide et les ravins, vous imaginez sûrement l'état de paralysie dans lequel j'ai fini le périple...Mais le panorama à couper le souffle sur le Cap et la baie était suffisant pour apaiser mes peurs. De plus nous avons vu des balaines au loin en descendant.Heureux qui comme Ulysse....

La visite de Robben Island nous a vraiment marqué, du fait qu'une partie était guidée par un ancien détenu. Impressionant, bien que trop rapide à mon goût, j'aurais aimé discuter plus longuement avec lui.Et bien sûr, l'ombre de Mandela planait au-dessus de nous.
Nous sommes un peu pris de cours aujourd'hui car le Cybercafé va fermer, mais je vous promets de vous raconter encore plus de choses sympas la prochaine fois.
Nous quittons le Cap demain, direction le cap de Bonne Espèrance.
Bises à tout!
H&D

Après nos 2 jours à Oudtshoorn, nous avons pris la route pour La mission: retrouver ma copine sud-africaine Anneli dans sa ville de Beaufort-West. Anneli et moi étions au-pairs ensemble à Washington DC, en 2000-2001, puis j'avais été lui rendre visite à Londres lorsqu'elle y travaillait, en 2002. Et depuis, nous étions parvenues à rester plus ou moins en contact, et je me suis souvenue lui avoir dit un jour lorsque nous étions aux Etats-Unis qu'un jour je viendrai en Afrique du Sud la voir.
Et ce jour est enfin arrivé, puisque nous l'avons retrouvée à sa ferme samedi dernier.
Une ferme perdue dans un paysage immense et aride, pas un bruit dehors, juste celui des animaux. Pour les deux citadins que Diederik et moi sommes, nous avions presque l'impression d'être sourds. Qu'il est loin le bruit du tram d'Amsterdam!
Nous sommes resté 4 jours à Beaufort, et avons partagé le quotidien d'Anneli et son mari Johan, que j'avais aussi vu à Londres.
Samedi: arrivée, on te tend un verre de brandy-coca, sur la terrasse au soleil. On cause, on cause, puis vient l'heure de se rendre à l' "Hartenfeest", une fête locale entièrement en afrikaans, avec des chanteurs afrikaans méga populaires, nous n'y comprenions rien. Petite note: oui l'Afrikaans est un cousin du néerlandais, mais ce n'est pas parce que vous parlez néerlandais que vous allez tout comprendre!
Nous nous sommes pris quelques bons fou rires à essayer de nous faire comprendre.
Car même si l'Afrique du Sud possède 11 langues officielles, nous avons remarqué qu'à Beaufort-West, la langue officielle semble être l'afrikaans.
Cela doit varier selon les endroits. A Cape-Town tout le monde parle plus ou moins couramment anglais.
Donc nous avons survécu au concert - je dis bien survécu car la musique n'était vraiment pas notre style.
Tout le monde sautait partout, au rhytme du déhanchement d'un playboy bidonnant, chantant des trucs incompréhensibles, mais que tout le monde reprenait à tue-tête...
Et puis là aussi, les seuls Noirs présents étaient ce qui géraient le grillage à l'entrée...Malaise, malaise...Explication des locaux après questionnement:
1/ ils n'ont pas l'argent
2/ ce genre de musique les emm#$@!&
Je peux comprendre, après 3 heures de ce type de concert, j'avais moi aussi envie d'aller tenir le portail.
Le dimanche nous avons coincé la bulle, si je peux dire, par 30-35 degrès au thermomètre et une soirée de brandy la veille (ah le brandy sud-africain) personne n'était très vaillant!
Lundi a été calme, nous avons juste été embêter Johan à son travail, fait quelques courses et essayé de planifier la suite de notre voyage.Le soir nous avons été admirer le coucher de soleil tout au bout du terrain de la femre (tellement immense que nous avons dû prendre le pick-up, occasion de monter à l'arrière et se la jouer far-west, yeah!)
Hier mardi nous sommes allés au Karoo National Park, un parc en bordure de Beaufort-West où l'on peut voir avec un peu de chance, des rhinos et des buffles. Bon il faut croire que nos têtes ne leur disaient rien, puisque nous ne les avons pas vu...Par contre nous avons vu une tortue énorme, des koudous (sorte de grande antilope grise très majestueuse), des autruches (faut-il les présenter) et toujours des babouins.
Je dis toujours car même en dehors des parcs nationaux ils sont là aussi, en cherche d'un mauvais coup avec leur vilains derrières roses. Je m'en méfie comme de la peste, car beaucoup ont été rendus très agressifs suite aux touristes se trimballant avec de la nourriture et qu'ils débarquent toujours sans prévenir au détour d'un virage.
Nous avons conclu notre visite du parc par une baignade rafraichissante dans la piscine du parc, où nous étions seuls, un régal.
Nous avons fini la soirée avec une initiation au...tir au fusil! Oui vous avez bien suivi, Diederik et moi avons tiré avec les fusils de chasse de Johan et d'un copain à lui François. Johan chasse sur sa propriété en hiver pour sauver ses moutons de prédateurs tels que le lynx ou le chacal, ou pour manger aussi. Jamais pour aller mettre une tête d'élan en déco au mur du salon, si vous voyez ce que je veux dire.
Quant à nous, nous devions viser un carton, mais ce n'était pas si simple.
Le bruit de la déflagration du fusil ainsi que le sursaut de recul qu'elle donne sont franchement impressionants.
Puis nous avons mangé un braai, barbecue local, avec du gibier que Johan avait tué et congelé: du koudou justement,de la saucisse de springbok (vous savez, la petite antilope qui court sur le maillot national de rugby sud-africain) et de l'agneau de la ferme, je n'en avais jamais mangé d'aussi bon!
Nous avons vraiment été complètement immergés dans la culkture afrikaans, au milieu des "boers" et cela n'a pas de prix!
Et voir une amie que je n'avais pas vu depuis six ans non plus.
Je vous laisse, en espèrant vous avoir bien fait partagé ce moment de Wild Wild South.
Le bruit du vent sur la plaine aride, le chant des oiseaux à l'aube étincellante, qui n'en finit pas de s'étirer à l'horizon...Tout ça c'est pour vous aussi!
Plein de bisous de George - il fallait que je la fasse celle-là!
H&D
Semaine 2
Bonjour à tous, et encore toutes mes excuses pour le texte bourré de fautes la semaine dernière, mais voilà ce qui arrive quand le temps vous presse!
Nous avons donc quitté le Cap dimanche dernier, au volant d'une petite Volkswagen comme on en fait plus en Europe - voir photo dans le récit de Diederik.
Conduite à gauche, volant à droite, concentration maximale donc, mais en fait on s'y fait vite. Personnellement j'adore les rond-points, j'ai vraiment trop l'impression de faire des bêtises en y entrant de l'autre côté ;-)
Je trouve l'Afrique du Sud magnifique du point de vue des paysages, ce sont vraiment des étendues à vous couper le souffle, des collines, des montagnes, et deux océans qui bordent tout cela. C'est un vrai plaisir d'y faire de la route, de plus la conduite des gens est très courtoise. Bon il y a toujours de couillons qui jouent du frein à main, comme partout malheureusement.
Ce qui m'a frappé dès notre arrivée, ce sont les Noirs qui marchent le long des routes, ou entassés à l'arrière de pickups, au mileu du matos des chantiers sur lesquels ils travaillent. Il semblerait que les Blancs soient ceux qui possèdent les véhicules. C'est assez dérangeant.
Et puis les Noirs me regardent très curieusement lorsque Diederik et moi nous nous promenons.Je me demande bien ce qu'ils se disent...
Nous avons donc visité le Cap de Bonne Espérance Dimanche dernier.
La parc national dont il fait partie est absolument magnifique, mais le temps était un peu court pour tout arpenter.
THE photo

Nous n'avions pas de logement pour la nuit, mais nous avons trouvé une auberge de jeunesse à Simonstown, petit port maritime aux allures d'un petit village anglais.
Nous y sommes resté 1 journée, après avoir rendu visite aux pingouins de Boulders Beach, attraction du coin.
Les Pingouins

Puis nous avons pris la route pour Hermanus, bourgade reputée pour ses baleines.
Je me disais que c'était encore un piège à touristes, mais là j'en ai presque eû les larmes aux yeux.
Les énormes cétacés sont littéralement dans la baie du village, à se promener, jouer, sauter, et les touristes que nous sommes n'ont qu'à s'asseoir sur un rocher en bord de plage et admirer.Les mamans baleines sont là avec leur petits, c'est vraiment un spectacle très émouvant.
Baleine dans la baie d'Hermanus

Je disais à Diederik que sûrement, les baleines se disent entre-elles, "Allons à Hermanus, il y a plein d'humains à voir sur les rochers, c'est très réputé comme coin!On les voit même prendre des photos!"
Nous sommes restés deux jours à Hermanus, dans une auberge à la déco hollandaise, ce qui nous fit bien rire de nous trouver au milieu de sabots au mur!
Puis, en vrai globe-trotters, nous avons dit au revoir à nos amies les baleines, pour nous rendre à Mossel Bay, baie quant à elle réputée pour ses... grands requins blancs.Diederik et moi n'avons pas tenté l'expedition en bateau où l'on met le touriste à l'eau dans une cage, en ayant préalablement appâté le requin avec poissons morts ou sang. Cela fait parti du folklore touristique de la côte, mais nous y trouvons un côté malsain. Que dire si les requins s'habituent à cela?
Nous avons passé la nuit dans un train posé sur la plage, reconverti en hôtel.
J'avais repéré cela depuis des mois à l'avance, je voulais vraiment y aller, j'ai tanné Diederik avec ça, et du coup nous l'avons fait!
Petite cabine de deux couchettes, donnant sur la mer...Haaaaaaaaaa, super original et quel bonheur de se faire bercer par le ressac...
Le Santos Express à Mossel Bay

Hier nous avons eû la surprise de voir une ombre dans l'eau à quelques mètres de la plage alors que Diederik venait juste de sortir de l'eau...Il y a toujours une seconde d'hésitation dans ces cas-là, étant donné que les requins pullulent dans le coin. Et puis d'un coup, voici un aileron, puis un saut hors de l'eau...UN DAUPHIN!
Nous étions comme 2 gosses au bord de l'eau, ravis lorsque l'intéressé a mis sa tête hors de l'eau.
Comme les balines au Cap, il semble que la nature soit en bord de plage en Afrique du Sud Sud, ce qui est un bon signe.
Cet après-midi, cap sur Oudtshoorn, la ville des autruches, qui sont réputées pour être aussi grosses qu'elles sont bêtes et méchantes. On se contentera de les manger en steak (moins dangeureux, et exquis il paraît) :-)
En direct de Mossel bay, vos reporters Hélène et Diederik.
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Semaine 1
Bonjour à tous,
Eh oui, nous voilà bien arrivés, après un vol sans encombre au départ de Londres.
Le premier jour nous étions crevés, donc nous avons seulement...siester et fait du repérage de quartier.Nous sommes dna s le quartier de Gardens, en plein centre du Cap.
Nous avons vite compris après une première nuit dans notre auberge de jeunesse que l'ambiance n'allait pas être au calme: notre chambre est en effet située juste sous le bar.
Du coup nous profitons de la musique et des atterissages quelquefois acrobatiques des danseurs sur le plancher (notre plafond donc). Un fois la stéréo éteinte, vers 23h, nous pouvons nous endormir. Répit jusqu'à 7h du matin, arrivée des ouvriers - eh oui, l'hôtel est de surcroit en rénovation, jackpot!
Les ouvriers s'interpellenet en Afrikaans (vieux néerlandais hérités des premiers colons) et Xhosa (langue locale), et si l'un ne répond pas, toute la cour de l'hôtel entendra son nom répèté à grands cris jusqu'à ce que l'ouvrier concerné daigne répondre.
Vous l'avez compris, nos nuits, quoiqu'il arrive, se déroulent de 23h à 7h du matin, avec ou sans boules Quiès.
Cette semaine nous nous sommes bien promenés et avons bien randonné: visite de l'Aquarium des Deux Océans, de Robben Island, Bo-Kaap, Lion's head,Waterfront (le port), Table Mountain (vous savez, l'énorme montagne plate qui domine la ville). Nous y sommes montés aujourd'hui, A PIED SVP, pendant 2h sous le cagnard, ce qui nous a valu le commentaire sarcastique d'un sexagénaire canadien à l'arrivée :êtes-vous sûrs de votre équilibre mental? Forcèment, en funiculaire, cela ne prend que 5 minutes...
Pour ce qui est de Lion's Head (Tête de Lion), une roche en forme soi-disant de lion, nous y sommes montés comme on va se promener au parc. Eh bien non mes amis, il a fallu littéralement grimper, avec petites mains et petits pieds, et petite échelle suprise.
Moi qui adore le vide et les ravins, vous imaginez sûrement l'état de paralysie dans lequel j'ai fini le périple...Mais le panorama à couper le souffle sur le Cap et la baie était suffisant pour apaiser mes peurs. De plus nous avons vu des balaines au loin en descendant.Heureux qui comme Ulysse....

La visite de Robben Island nous a vraiment marqué, du fait qu'une partie était guidée par un ancien détenu. Impressionant, bien que trop rapide à mon goût, j'aurais aimé discuter plus longuement avec lui.Et bien sûr, l'ombre de Mandela planait au-dessus de nous.
Nous sommes un peu pris de cours aujourd'hui car le Cybercafé va fermer, mais je vous promets de vous raconter encore plus de choses sympas la prochaine fois.
Nous quittons le Cap demain, direction le cap de Bonne Espèrance.
Bises à tout!
H&D
