Quatre mois déjà...
Voila plus de quatre mois deja que "nous sommes sur la route toute la sainte journée", comme chantait l'autre...
Quatre mois ou quelquefois devoir refaire son sac le matin et reussir à le fermer tient du miracle. Ou la nuit a été chaude car l'electricite s'arrete a 22h30 et le ventilo avec...
Des matins bonheur a comparer combien nous avons de piqures de moustiques chacun...
Des hotels biens, des hotels super biens, de bonnes surprises, de mauvaises surprises, des chambres qui sentent mauvais, des draps troues et pas tres propres, des oreillers qui sentent le pipi (si, si), des lessives a faire, des reveils a mettre a l'heure pour ne pas rater la prochain train, avion, bateau, bus...
Des petits bobos, brulures, vague a l'ame... Des fou rires aux larmes...
Mais toujours des paysages plein les yeux, des sourires et rires qui remplacent les langues que personne ne parle, des gens rencontres pour quelques heures, avec qui l'on discute intensemment, et que l'on ne reverra peut-etre jamais...
Tout se passe bien pour nous, et ces quatre mois sont vraiment passes en un claquement de doigts. Superbe sensation de liberte de ne presque plus avoir a respecter des horaires, de ne plus courir dans les transports pour etre a l'heure au boulot, de se creuser la tete pour les menus des repas, et surtout, de ne plus entendre ce cher reveil gazouiller tous les matins a 6h30!
Bon, j'arrete, car je tiens a nos lecteurs!
Nous avons quittes l'Asie (Bangkok) le 7 fevrier, un peu tristes quand meme de quitter ce continent ou nous avons sejourne presque trois mois, mais en meme temps nous sentions qu'il etait temps pour nous de passer a autre chose. Et nous avions donc hate de nous retrouver a Sydney.
Mais avant cela, laissez moi vous relater une petite histoire amusante: l'acceuil de la maman de Diederik, Wilma, a l'aerorport. Nous etions tout beaux tout propres, et deux heures a l'avance a l'aeroport de Bangkok, dans l'attente de Wilma. Nous voyons sur les ecrans que l'avion en provenance d'Amsterdam a bien atteri. Nous attendons.
Une heure passe, puis une heure et demi. Nous commencons a nous poser des questions: probleme de bagages, douanes, passeport? Ou est notre Wilma? Nous decidons donc de deployer nos forces, a deux nous n'allons pas tres loin, d'autant plus qu'il faut savoir que l'aeroport de Bangkok est gigantesque. Et Wilma n'a pas de portable, ce petit joujou qui resout tout dans ces cas la.
Et maintenent au lieu d'etre deux a flipper, nous sommes trois...
Wilma nous a ausi sauve d'une expedition a la poste, en ramenant pratiquement tous nos souvenirs depuis Hanoi a Amsterdam. Elle partit avec une petite valise, et revint avec le double...
Au revoir donc, riz et nouilles sautes, odeurs d'encens, de citronnelle, de coriandre, moines marchant dans la rue, temples au coucher du soleil, bouddhas allonges, tuk-tuk et scooters enrages, marches et stands de rue de toutes sortes, "sawa di khaaa" (bonjour) des vendeuses, silence et chaos...
En route pour "Down Under".....
Thailande du Nord au Sud, des montagnes aux lagons
Bangkok, 28 Janvier 2009
Nous voila de retour dans Bangkok la bruissante et suffocante, en attente de l'arrivee de la maman de Diederik demain. Nous allons passer une semaine tous ensemble, et nous avons bien hate, surtout que belle-maman va nous amener du gouda! On ne peut effectivement pas dire que le fromage court les rues en Asie et nous sommes, comment dire, tres en manque.
Desolee de nouveau pour le texte non-accentue, mais c'est ca ou j'utilise l'alphabet thai!
Nous en avons des choses a raconter depuis notre dernier envoi.
Chiang Mai, Chiang Rai, frontiere birmanne et Triangle d'Or
Nous avons donc pris le train de nuit pour Chiang Mai le 3 Janvier, et avons survecu les quatorze heures de route et -15 degres de temperature a l'interieur du wagon. Apparement l'Asie et la clim' vivent une grande histoire d'amour, et il n'y rien a faire pour empecher cette glaciale passion... neanmoins les couchettes sont confortables et le personnel vous apporte vos repas sur des plateaux.
Nous avons loge dans une grande maison en tek tenue par un Marseillais marie a une Thailandaise, et avions prevu de faire un trek de 3 jours dans les montagnes quand voila, notre Diederik est tombe malade.
Au debut nous pensions que cela passerait vite, d'autant plus que nous avions loue un scooter et que malgre l'etat de Diederik, nous avions reussi a faire quand meme une ou deux excursions dans le coin pour visiter des temples et un gigantesque bouddha dore assis sur sa colline.


Mais apres quatre jours de tourista aigue, Diederik etait KO. Nous avons donc decide d'aller voir un medecin a l'hopital de Chiang Mai. Eh bien mes amis, nous fumes recu comme des princes: hotesses en petits talons pour vous guider, medecin parlant tres bien anglais, et infirmieres ressemblant a de petites poupees poudrees et maquillees. Du coup, Diederik se sentait deja mieux! Le diagnostic n'etait pas alarmant, juste une sale intoxication alimentaire qui mit presque une semaine a disparaitre.
Voila ce qu'il en coute de vouloir essayer tout ce que proposent les stands de bouffe de rue!
Il est vrai que le marche du dimanche de Chiang Mai, ou Diederik a du attraper son infection, a de quoi rendre fou: une quarantaine de stands proposant des brochettes de poisson et de viande, des jus de fruits frais, du riz et des nouilles sautees en tout genre, des rouleaux de printemps, des gaufres, et j'en passe...Nous avons donc fait bombance comme il se doit, mais bizarrement, moi je n'ai eu aucun probleme gastrique. Peut-etre parce que la brochette de poulpe etait de trop?
La maladie de Diederik amputa nos chances de randonnees dans le coin, et de Chiang Mai, pauvre Diederik se souviendra plus du plafond de la chambre que des multiples temples de la ville.
Neanmoins lors des longs repos de mon cher et tendre, je m'occupai en discutant avec un petit groupe de Francais logeant a l'hotel aussi. Patrice, Diana, et leur petiteTara, ainsi que Boris, le frere de Diana et sa copine Cheng, tous originaires de la banlieue parisienne et avec qui nous avons vraiment passe de bons moments et eu de franches rigolades. Patrice est metis breton-camerounais et Diana est une grande blonde a la parente yougoslave. Leur adorable bebe Tara m'a vraiment frappe pour sa ressemblance avec ma niece Monalie (meme type de melange) et j'avais donc un peu l'impression en jouant avec elle d'etre en famille, a des milliers de kilometres de la maison. Si vous lisez ca: merci la clique et vive la Vendee :-) (voir photo sous recit de Diederik)
Diederik retabli, nous avons de nouveau boucle les sacs a dos, direction Chiang Rai, encore plus au nord de la Thailande.
Objectif avoue: faire une randonnee (ca tournait a l'idee fixe).
Objectif non-avoue: passer la frontiere birmane pour avoir de nouveau 15 jours d'autorisation de sejour en Thailande. En effet, et je serai breve sur le sujet sinon je risque de devenir grossiere, toute entree en Thailande autre que par un aeroport international vous donne droit seulement a un tampon de 15 jours (30 jours auparavant, nouvelle loi depuis fin novembre 2008).
Comme nous avons joue aux routards et que nous sommes arrives en bus depuis le Cambodge, et que nous restons jusqu'au 7 fevrier en Thailande, la seule et unique maniere de rester sur le territoire legalement est pour nous de passer deux postes frontieres au cours de notre sejour afin de rester dans la legalite. Comme c'est pratique de devoir planifier un voyage en fonctions des postes frontieres!
Nous avons donc mis le pied au Myanmar, a l'austere poste frontiere de Mae-Sai, puis sommes repasses en Thailande aussi sec, avec un nouveau tampon de 14 jours sur notre passeport ( pas 15 jours, l'officier des douanes avait envie de mettre 14, donc circulez mademoiselle...) Heureusement que les postes frontieres ne sont pas representatifs de la population, sinon le tourisme en Thailande en prendrait un sacre coup...
Enfin bref, ce sont les aleas du voyage, et cela nous permet d'avoir un tampon du Myanmar dans notre passeport!
Finalement, nous avons reussi a le faire ce trek en montagne. Comme justement nous devions nous rendre a la frontiere (grrr), nous n'avons pu faire qu'une balade d'une journee aux environs de Chiang Rai, avec notre minuscule guide Fido.
Nous avons commence en force avec une balade a dos d'elephant.
Auparavant en Asie les elephants servaient au tranport du bois et autres lourdes de taches, ainsi qu' aux parades monarchiques mais commes l'Asie s'est industrialisee, notre bon pachyderme ne trouvait plus se place dans la societe moderne. D'ou l'idee de faire faire des balades aux touristes. Au moins une alternative heureuse a ete trouvee, et l'on s'occupe bien d'eux.
Meme si les elephants asiatiques sont plus petits que leurs cousins africains, etre juche sur leurs dos produit son petit effet.
Nous etions d'abord assis dans une sorte de fauteuil qui nous donnait l'air de nababs, et nous allions cahin-caha, epousant les mouvements de l'enorme popotin de notre monture.
Puis le monteur qui jusque la se tenait a cru sur le cou de l'elephant, proposa a Diederik de s'y asseoir, et guida l'elephant de la voix depuis le chemin. Diederik n'etait pas rassure, et moi je me marrais comme pas deux, de le voir incertain de la position a prendre pour ne pas glisser, surtout en descente!
Puis vint mon tour: la j'ai tout de suite moins rigole. Etre au dessus de cette enorme tete et sentir tous les muscles de cette enorme bete sous soi, sans parler des coups de trompe de salutations, ce n'est pas tres rassurant.
Surtout que notre monture etait un gros gourmand et qu'il n'a rien trouve de mieux, lorsque j'etais sur son dos, que d'aller chaparder du mais dans un champ, a la grande colere de son monteur qui le tapa pour le remettre sur le droit chemin. Evidemment l'elephant n'etait pas content de se voir priver d'une si belle friandise et manifesta son mecontentement par un enorme barissement et une bonne ruade...Imaginez ma tete, et la frousse que nous avons eue! Je n'etais pas au bout de mes surprises, quand il entra dans la riviere! La je regagnai toute penaude les bras de Diederik qui etait a son tour bien hilare dans notre fauteuil de nababs.Quelle bete caracterielle et puissante, et en meme temps joueuse! Je me souviendrai longtemps de cette balade a dos d'elephant!

Meme pas peur... euh....Chiang Rai
Le reste de la journee nous avons arpente les sentiers nous menant aux tribus montagnardes du coin, les Lahus, et Akhas. Il s'agit la de deux tribus nomades, mais contre sedentarisation le gouvernement thailandais leur offre la nationalite... La visite nous a donne un sentiment mitige, peut-etre nous attendions-nous a voir une bonne vie rurale, mais les villages etaient pourvus de panneaux solaires, et autres antennes paraboliques...Des petits chiots adorables et mousseux couraient dans le village, et je les calinais lorsqu'une vieille me fit signe qu'ils etaient bons a manger!!! Mais enfin! Apparement c'est une coutume du coin nous souligna notre guide, la soupe aux chiots...
Les femmes travaillent d'arrache-pied dans ces villages, pendant que les hommes se la coulent douce a la maison en fumant de l'opium (nous etions proche du Triangle d'Or, une region aux frontieres birmannes, thailandaises et laotiennes, grande pourvoyeuse d'opium, bien que cela reste illegal) et en attendant de surcroit que les femmes preparent le diner!
Du coup Diederik voulait que je porte notre sac a dos, ce qui fit bien rire notre guide.
Pendant notre randonnee justement nous avons croise une frele dame, chargeant dans un panier en osier des pousses de bambou pesant un ane mort. Nous avons soupese le panier et honnetement il devait bien faire dans les 40 kilos. Et la femme en question le mit sur son dos avec une sangle le tenant au front, et descendit ainsi au village en faisant claquer ses petites tongues dans la descente, sous nos yeux abasourdis. Tout d'un coup je me sentis d'une grande inutilite avec mes chaussures de randonnees dernier cri et mon sac a dos leger...


La dame au bambou et devant les chutes d'eau avec notre guide
Nous avons fini la visite par un passage vers une enorme chute d'eau, magnifique au milieu de la verte vegetation, puis par un centre de source naturelle d'eau chaude ou Diederik s'est baigne. Comme je n'avais que mon bikini et que les femmes thailandaises se baignent tout habillees, j'ai prefere ne pas faire tache et prendre un petit bain de pied avec les familles locales.
Apres le passage a la frontiere birmane, nous avons profite de notre scooter pour sortir un peu des sentiers touristiques et aller visiter quelques temples dans la campagne environnante. Nous avons aussi ete au Triangle d'or, cet emplacement dont je parlais plus haut, un point de vue sur le Laos et le Myanmar. La bataille entre les passeurs d'opium et les differentes troupes gouvernementales s'est apparement calmee, mais il n'est toujours pas recommande de s'aventurer seul dans les chemins de traverses...
Notre periple cette fois-ci fut riche en rencontres. Dans le train de nuit qui nous ramenait a Bangkok nous avons rencontre Roy, californien de 72 ans et baroudeur depuis ses 35. Ses hitoires et recits de multiples voyages nous fascinent et lors de notre arrivee a Bangkok le matin nous decidons de nous retrouver le soir pour manger ensemble et aller au cinema.
Ah le cinema... je dois faire ici une petite parenthese concernant le culte du roi en Thailande. C'est simple, son portrait est partout, des grandes rues de Bangkok aux portraits ornants les salons dans les maisons. Il est adule comme personne, ainsi que le reste de la famille royale, et toute insulte a son encontre est severement punie.
Effigies de la famille royale, Bangkok
Nous voila donc au cinema avec Roy, passe la vague de pubs et bande-annonces habituelles et tout d'un coup retentit une musique solenelle et l'image du roi apparait a l'ecran. Diederik et moi ne reagissons pas tout de suite, mais au bout de quelques secondes nous realisons que tout le monde, Roy y compris, s'est mis debout, comme pour l'hymne national. Nous nous executons donc rapidemment, tout surpris de cette adulation qui se poursuit meme dans les salles de cinema, ou un petit film de deux minutes montre les bonnes actions du souverain...Voila de quoi donner des idees a la reine Beatrix en Hollande! Nous n'avions pas vu de films depuis des mois, et notre choix fut tres mauvais, puisque nous avons vu le long et laborieux "Australia".
Roy nous tiendra aussi compagnie pour le diner le jour suivant et nous nous quittons emus apres un verre bu dans un excellent bar de blues de Bangkok. Cet homme pourrait etre notre grand-pere et pourtant, sa jeunessse d'esprit nous rappelle que n'importe qui peut garder une ame d'enfant.
Lors de notre arrivee en Thailande nous avions hesite a partir tout de suite pour la mer et les magnifiques iles du sud, mais nous savions que si nous avions fait ce choix, nous ne serions probablement pas monte dans le nord du pays.
Une fois notre pied pose sur l'ile de Ko Tarutao, en mer d'Andaman, nous avons compris que cette decision etait la bonne. Apres avoir pris l'avion de Bangkok et passe une nuit a Hat Yai, une des grandes villes les plus au sud de la Thailande et porte d'entree des iles du sud-ouest, nous avons pris le bateau hors-bord (attention l'estomac) pour Koh Tarutao. Koh Tarutao est l'ile la plus grande de l'archipel du meme nom, abritant un parc maritime. C'est un ecrin de verdure pose sur une eau claire, melange de jungle equatoriale, paradis des marcheurs, et de plages de sable blanc lechees par une mer calme. Pour une petite douzaine d'euros, nous avions un beau bungalow avec vue sur la plage et notre propre salle de bains. Luxe, calme, et volupte...Nous avons partage notre temps entre plage et balades, avons tente une excursion en kayak, avortee car nous avons du retourner au port chercher du secours pour un couple de kayakistes en detresse, et nous avons la-aussi rencontre des gens tres sympathiques en la personne de Laura, Ecossaise rigolote, Mattias, acrobate suedois et marie a Magali, contorsionniste francaise! Tout deux attendent un heureux evenement pour cet ete, ce qui n'a nullement empeche Magali de se joindre a nous pour une randonnee vers de belles chutes d'eau et finir la journee de nouveau dans l'eau a nous enseigner comment Diederik pouvait me porter debout sur ses epaules - et ca marche, dans l'eau en tout cas! De quoi nous passer a nous aussi le virus du cirque!

Notre bungalow au coucher du soleil, plage d'Ao Molae & "acrobaties" sous le controle de Mattias, Koh Tarutao
Nous avons sympathise avec eux et nous nous sommes retrouves a Ko Lipe, l'ile suivante serais-je tenter de dire, ou nous avions deux bungalows cote a cote a Porn resort (quel nom, je sais), sur l'une des plages les plus tranquilles de l'ile.
Ko Lipe est un paradis pour les plongeurs, avec ses eaux turquoises et ses coraux.
Nous avons fait tous les quatre une expedition a la journee en bateau a moteur qui nous a mene dans les plus beaux endroits ou l'on peut faire de la plongee en tuba.
Hallucinant, l'eau etait si claire que nous avions presque l'impression de nager dans une piscine dont le fond avait ete tapisse de coraux et de poissons de toutes les couleurs!


Sunrise Beach & Diederik en remake de "Seul au monde", Koh Lipe
Malheureusement, j'eus la glorieuse idee de m'appuyer sur un oursin pour arranger mon masque, et vis mon petit pied perfore d'une quinzaine de douloureux piquants, ce qui me gacha legerement le reste de la journee - et me fis boiter pendant presque 48 heures. De quoi me faire regretter amerement d'avoir enleve mes palmes...Ce fut neanmoins une superbe journee, malgre la psychose des oursins qui s'ensuivit!
Dependant de la plage ou vous decidez de resider a Ko Lipe, vous n'aurez pas la meme ambiance. La notre etait tres simple, pourvue de petits bungalows tres basiques (et de charmants cafards volants) mais celle de l'autre cote de l'ile ressemblait plus a une image de Cote d'Azur avec les bars/restos, boutiques et le public qui va avec...Enfin, la encore, tout depend de ce que l'on cherche.

Les bungalows de Porn Resort
Nous avons bien profite de Ko Lipe, beaucoup nage, beaucoup lu sur la plage, beaucoup papote avec Mattias et Magali.... et puis nous avons du partir pour devinez ou?
La frontiere, pas birmane cette fois-ci, mais malaysienne, afin de beneficier de nouveau de 14 jours de permis de sejour sur le sol thailandais. Nous sommes devenus des as du passage express a la frontiere. Mais cette fois-ci nous avons regrette de ne pas avoir pu faire de court sejour en Malaysie, car le personnel de l'immigration etait tres gentil et courtois. Une autre fois peut-etre...
Nous sommes donc rentres 48 heures a l'avance a Hat Yai pour pouvoir regler ces questions administratives, a mon regret, car j'aurais aime rester une journee de plus sur Ko Lipe, plutot que de retourner a Hat yai, que j'avais moyennement apprecie a l'aller. Ville sans ame, commercante avant tout, avec des magasins partout Mais cela nous a permis d'assister aux festivites du Nouvel An Chinois, qui duraient 4 jours. Nous avons donc vu la fameuse danse du dragon et autres acrobaties. Tout cela bien sur non sans stands de nourriture a tous coins de rue!
Les Thailandais aiment manger, et aussi le sucre, les patisseries en tout genre. Il y en a donc pour tous les gouts et cela reste toujours peu cher.
Nous verrons ce qu'en dira Wilma, la maman de Diederik, dans quelques jours!
A nous le Bangkok touristique!
Suite au prochain episode!
De grosses bises a tous.
H&D
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Du Cambodge a la Thailande
(Photos du Cambodge disponibles maintenant sur notre site!)
Bangkok, 3 Janvier 2009
Bonne annee et meilleurs voeux a tous tout d'abord.
Mon texte aujourd'hui risque d'etre a la limite du lisible, etant donne que l'ordinateur que j'utilise ne dispose pas des carateres francais - je m'en excuse donc par avance. Diederik se gausse bien a cote de moi, puisque le neerlandais n'en a pas besoin. Il faut bien trouver des avantages a cette langue :-))
Nous sommes dans un cybercafe non loin de notre hotel, entoure de gamins accrocs aux jeux videos, ca hurle et ca court de tous les cotes, ce qui n'aide pas vraiment a la concentration!
Je pourrai peut-etre mettre en application les quelques techniques de combat que nous avons vu avant-hier soir: nous avons commence l'annee par des combats de boxe thaie, tres prises ici. Nous en avons vu une dizaine, et la force des coups portes allaient crescendo.
Tout le rituel entourant les combats est vraiment interressant a voir, et les combats eux-memes hallucinants. Les boxeurs sont legers comme tout, mais leur coups d'une puissance incroyables. Le spectacle est autant dans qu'en dehors du ring, ou les supporters, coachs, et autres membres des clubs hurlent a en perdre la voix, a l image de ce papy a deux dents a quelques rangs derriere nous!

Match de boxe Thaie (Muay Thai), Ratchadamnoen Stadium, Bangkok
Nous avons donc passe le jour de l'an a Bangkok ou nous sommes arrives le 30 decembre, en bus depuis le Cambodge.
Fete de reveillon assez tranquille en fait, nous nous sommes retrouves avec tous les Thais sur la place centrale de la ville pour compter les douze coups de minuit et voir le feu d'artifice - qui en fait n'a dure que deux minutes. Un concert de stars locales etait aussi organise, les gens se ruaient dans la foule et chantaient a tue-tete des refrains inconnus de nous.
Puis nous avons ete voir en tuk-tuk, (vous savez ces bolides a trois roues qui servent de taxi), ce qu'il se passait du cote de la rue Khao San, le coin des routards de Bangkok. Beuveries et danses plus ou moins coordonnees selon le degre d'alcoolemie, amusant a voir toujours. Nous ne sommes du coup pas rentres bien tard a l'hotel.

World Center, jour de l'an 2009, Bangkok
Les premieres impressions de la Thailande, nous les avons eues des l' arrivee en bus dans Bangkok, de nuit.
Wahou, une autoroute a troies voies (pas vu depuis l' Afrique du Sud), plus de voitures que de deux-roues (pas vu depuis l' Afrique du Sud), beaucoup de flics en voitures modernes (pas vu depuis l' Afrique du Sud), des gratte-ciels (pas vu depuis l' Afrique du Sud) et des embouteillages (pas vu depuis Lyon!).
Bref, une modernite palpable et un pays au pouvoir d'achat bien plus important que celui de ses voisins. Apres la pauvrete du Cambodge, cela frappe.
Notre sejour au Cambodge s'est donc acheve par un periple en bus au depart de Battambang, ou Diederik etait malade, donc nous n'avons pas pu explorer la campagne alentour comme nous l'aurions souhaite.
Il faut dire que la veille nous avons quitte Siem Reap (la ville des temples d'Angkor) par bateau pour Battambang, en passant sur les eaux du plus grand lac du pays, le Tonle Sap.
Nous avons eu la riche idee de rester sur le toit du bateau pendant presque 8 heures, avec des temperatures assez symphatiques quelquefois, du genre a vous faire perdre deux trois kilos juste en transpirant. Nous nous attendions a une croisiere de 4, 5 heures, cela nous prit 8 heures.
Mais le trajet en valait la peine, car les enfants des villages flottants ou sur les berges des villages nous faisaient a chaque fois fete lors de notre passage, en criant, riant et nous saluant.
C'etait aussi une maniere de voir la vie rurale cambodgienne des pecheurs et des paysans, rude et faite de peu de choses. Mais enfin, nous avons frise l'insolation...


Trajet en bateau entre Siem reap et Battambang
Nous etions restes cinq jours a Siem Reap, qui est la ville porte d'entree des temples d'Angkor.
(D'ailleurs regardez nos nouvelles photos, il y a la majorite de celles que nous avons prises au Cambodge.)
Les temples d'Angkor sont d'ailleurs franchement indescriptibles, il faut le voir pour le croire.
Nous avons passe deux jours dans ce site inscrit au Patrimoine Mondial de l'Unesco, et nous en avons eu plein les yeux. Malheureusement, il faut bien choisir ses heures de visite sous peine d'etre entoure d'une horde de touristes (mais quel virus a donc pique les Japonais et les Chinois, a vouloir photographier le moindre caillou??).
Cela peut gacher un peu le cote mystique des temples. Nous sommes alles a Angkor Wat a l'aube et quelle ne fut pas notre surprise de voir le complexe remplis de touristes cherchant le meilleur angle pour leur photos. Nous ne pensions pas nous retrouver seuls, mais quand meme...

Angkor Wat au matin
Angkor Wat a ete construit au debut du 12eme siecle pour le roi Suryavarman II, et etait initialement un temple hindou dedie a Vishnu, puis au bouddhisme quelques temps apres.
Angkor Wat est la piece maitresse de ce complexe de temples, certains d' entre eux sont maintenant a moitie manges par la nature, de gigantesques arbres poussent en leur milieu.
Nous avons beaucoup aime Angkor Thom pour ses visages mysterieux tailles dans la pierre, Phnom Bakheng pour la vue qu'il offre sur les temples alentours, et Ta Prhom car envahi par la jungle.
Lors de notre sejour a Siem Reap, nous avons reside dans un hotel bien sympathique, ou les conducteurs de tuk-tuk dormaient a meme le sol dans le hall d' entree.
Le soir du 25 decembre, nous sommes informes que nous sommes invites a boire un pot par le personnel de l' hotel. Nous nous y rendons en nous disant " Une petite biere et on file manger en ville".
C'est que nous ne connaissions pas encore l' esprit festif des Cambodgiens: nous sommes descendus de notre chambre a 19h et n'etions en ville qu'a 22h! Nous nous sommes fait avoir gaiement, la biere coulant a flots ( nos verres ne devaient jamais approcher du vide) et les plats de nourriture arrivant a vitesse grand V (et etaient avales a la meme cadence que la biere).
La plupart des gens presents etaient du personnel de l'hotel ou des conducteurs de tuk-tuk.
Il nous fallait trinquer toutes les deux minutes, et faire comme tout le monde, jeter sous la table ce que nous ne mangions pas! Un vrai diner de Gaulois!
Au bout d' un moment nous nous sommes mis a danser en petit groupe, a la maniere cambodgienne, en faisant des moulinets des mains et en tournant en rond. Les gens nous guidaient dans nos pas hesitants et riaient enormement.Excellent, nous nous sommes vraiment bien amuses.
Les Cambodgiens ont vraiment un sens de l'humour fantastique et le sens de la fete.
Et nous qui pensions avoir tout vu en matiere d'eclusion de biere aux Pays-Bas, tenez-vous bien, un Cambodgien vous couche en deux secondes!
Cela restera un beau souvenir de Noel.
Lors de notre deuxieme sejour a Phnom Pen, juste avant notre depart pour Siem Reap, nous nous sommes rendus de nouveau au restaurant Veiyo Tonle.
Lors de notre premier passage a Phnom Penh, nous nous y etions arretes un peu par hasard.
Des photos d'enfants etaient accrochees au mur, et nous nous sommes rendus compte que ce restaurant reversait ses benefices a un orphelinat.
Apres investigation aupres des serveurs, nous avions promis de revenir voir le spectacle de danse donne par les enfants. C'est ce que nous avons fait et nous avons ete stupefaits de la qualite du spectacle.
En fait le proprietaire du restaurant a ouvert un orphelinat finance entierement par ses soins et ceux des donateurs de l'association. L'orphelinat compte une trentaine d' enfants pleins de joie, de 1 a 15 ans. Beaucoup sont issus de familles victimes du Sida ou des mines antipersonnelles, qui tuent encore dans le pays.

Danseuses de l'orphelinat NCCLA - Phnom Penh
Le lendemain de leur representaion nous avons ete acheter un sac de riz de 50 kilos pour les enfants, puis nous leur avons rendu visite.
Diederik a joue au foot avec les garcons, et moi j'ai papote avec les filles. L'une d' entre elles Kelly (Rotta de son nom cambodgien) d'une douzaine d'annee m'a frappe par son intelligence et sa lucidite. Fille rayonnante, belle et gaie, elle me souffle notamment a demi-mot qu' elle n'a pas de copain parce qu'elle a la peau trop noire. Encore ce complexe idiot de la peau blanche qui sevit helas aussi au Cambodge, et encore plus en Thailande, ou chaque lotion, creme corporelle porte la mention blanchissante...
Kelly sait pourtant qu'en Europe c'est le contraire, et assume sa peau plus noire que celle des autres...Le monde est fou!
La visite de l'orphelinat s'est soldee par une visite d'une NGO japonaise tres active, faisant dessiner des cartes de Noel aux enfants. C'etait pour nous assi l'occasion d' entendre les enfants se presenter en japonais, qu'ils etudient aussi, et pour moi une maniere de rafraichir cette langue apprise lors de mes annees de fac!
Nous sommes partis sur la pointe des pieds, deux cartes de Noel dessinees par deux orphelines dans la main et le coeur un peu lourd de se demander ce que tous ces charmants enfants allaient devenir.
Le Cambodge nous a touche, par son sourire immense et son peuple fier, joueur, curieux et plus que tout courageux.
Nous l'avons a peine quitte que nous parlons deja d'y revenir un jour...
Quant a la suite de notre voyage, nous quittons Bangkok ce soir en train de nuit pour les montagnes du Nord, a Chiang Mai et son triangle d'or, car proche des frontieres laosiennes et birmanes.
Nous souhaitons la-bas faire un trek en montagne et rencontrer les tribus montagnardes qui y vivent.
Nous passons donc des tongs aux chaussures de rando!
Plein de bises a tous.
H&D
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Goodbye Vietnam, Good morning Cambodia
21 Décembre 2008 Sihanoukville, Cambodge, Golfe de Thaïlande
2ème tentative
Surtout rester zen. Quand votre récit est presque prêt, que vous venez de bosser dessus plus de trois heures , que l'ordinateur fait des siennes, et que votre récit disparaît de l'écran tout d'un coup...
Me revoilà de nouveau à tout réecrire, passée la phase je-vais-secouer-l'écran-ce-n'est-pas- possible-pas-maintenant. Ce qui me "rassure" c'est que le site a planté au même moment, donc Diederik est aussi dans la même galère. Aujourd'hui c'est journée Internet!
Tout d'abord j'aimerai vous souhaiter de joyeuses fêtes à tous si l'on ne se "parle" pas entre temps.
Je sais que vous êtes pour la plupart dans des températures peu agréables, donc j'essaierai de limiter nos récits insulaires! Ames sensibles, retrouvez-nous donc au prochain paragraphe.
Nous voici donc au Cambodge depuis le 12 décembre.
Notre périple vietnamien s'est achevé en beauté par la visite de Bai Tu Long bay, une alternative à l'usuelle visite de la baie d'Halong. Ce que beaucoup de touristes ignorent, c'est que tout le site de Ha Long bay est inscrit au patrimoine de l'Unesco, mais tous les bateaux de tourisme se ruent à un seul et même endroit, saturant ainsi la baie.
Nous avons donc opté pour un séjour de trois jours dans une baie un peu plus au nord, et nous n'avons pas regretté notre choix.
Nous étions un petit groupe de six avec un jeune guide Vietnamien. Petite parenthèse, j'avais plaisanté avec Diederik en lui disant "Dis-donc j'espère qu'il n'y aura pas de Néerlandais dans le groupe!"et évidemment, vous l'aurez deviné, j'étais la seule Française entourée de Hollandais. Diederik était aussi ravi que moi. Non pas que nous ayons une aversion pour nos amis bataves, mais lors de ce genre de voyage nous espérons aussi avoir un groupe un peu plus international.
J'aurais fait la même tête s'il n'y avait eû que des Français.
Je n'ai donc pas joué au Schtroumpf Grognon et le séjour s'est bien déroulé.
Notre petit périple nous a donc permis de sortir des sentiers touristiques usuels, et les seuls bateaux que nous avons croisé étaient ceux des pêcheurs locaux, quel bonheur.
Le premier jour nous avons donc fait une croisière de trois heures qui nous a amené à l'île de Quan Lan, où nous avons résidé chez une famille de pêcheurs qui tiennent une maison d'hôte.
La famille Sao, c'est leur nom, est adorable et les femmes des cuisinières hors-pair.
J'ai mangé là-bas les meilleurs "nems"(rouleaux de printemps) de ma vie, et ai succombé à la soupe de nouilles locale au petit déj (non, tu ne trempes pas ton croissant dedans, d'ailleurs les croissants, connaissent pas).

Diederik et Monsieur Sao au petit déj
Ce fût une expérience agréables que de résider deux nuits dans cette famille, nous parvenions à communiquer avec quelques gestes et sourires, faute de parler la même langue. La mamie Sao avait des cheveux longs jusqu'au mollet!
Le deuxième jour nous avons fait le tour de l'île à vélo, puis visité les splendides temples et pagodes de l'île.


Temples et buffles - tour de l'île de Quan Lan
Le troisième jour nous devions déjà partir, mais le bateau nous a lâché en cours de route pour une petite excursion en kayak dans la baie, au milieu d'un village flottant. Excellent, reposant et juste ce à quoi nous aspirions!

Bai Tu Long Bay
De retour à Hanoi la bourdonnante après trois jours, nous avons quitté le Vietnam le 12 décembre.
Je garderai du Vietnam une image mitigée, comme l'impression d'avoir survolé un pays sans vraiment le connaitre.
Je pense que les Vietnamiens sont des êtres plus difficiles à cerner qu'il n'y parait.
J'ai aussi été marqué par leur calme, par le fait que, selon moi, ce ne sont pas des gens qui rient beaucoup. Ou peut-être mon point de vue a-t'il été stigmatisé par les influences africaines, où là-bas on rit de tout et de rien.
Je n'ai pas remarqué non plus la présence de musique dans les rues, sauf pour les mariages et autres karaokés, un peu criards à mes oreilles!
A comparaison, les Cambodgiens sont les Italiens du coin: joueurs, moqueurs, souriants, blagueurs.
Il est vrai que le tourisme au Vietnam est très (trop?) bien rôdé. Il en résulte parfois une impression que tous les touristes vont voir les mêmes choses, et c'est un peu ça.
Les bus viennent vous chercher devant la porte, les hôtels ont tous la clim, mais fait étrange, le personnel touristique maitrise peu l'anglais, ce qui fait un contraste énorme. Au Camboge, le tourisme est certes moins développé, mais les gens arrivent à tenir des conversations en anglais sans problème.
Toutefois le fait que les Vietnamiens soient si réservés rejoint peut-être ce mysticisme asiatique, terre de secrets et de légendes. Au Vietnam par exemple, une jolie coutume veut que l'on donne l'âge d'un enfant à partir du moment où il est dans le ventre de sa mère, pas au moment de sa naissance.
Des villes vietnamiennes je garderai le bruit, la pollution, la surpopulation. Mais aussi ces portes et fenêtres toujours ouvertes le soir, ces trottoirs où les familles et amis se retrouvent pour manger, ces troquets où il n'y a que des hommes qui mangent ensemble.
Kamh on Viet Nâm! (Merci Vietnam)
Notre arrivée au Cambodge fût comme une renaissance.
Il est difficle d'expliquer quelquefois ce que l'on ressent dès l'arrivée dans un pays. Au Cambodge nous nous sommes sentis tous les deux tout de suite bien. Les gens sont chaleureux et curieux des étrangers.
D'ailleurs mon arrivée à Phnom Pen le premier jour ne passera pas inaperçue.
Je ne sais pas si la raison en incombait à mes cheveux relâchés ou à mon allure en général, mais tout le monde se retournait sur mon passage, et me regardait avec des yeux ronds. Un papy en scooter a failli se casser la figure juste parce qu'il me regardait. Diederik lui passait par contre comme une lettre à la poste, lui qui ne fait pourtant pas couleur locale! Du coup il m'a traité de star.C'était vraiment hilarant de voir les gens arrêter ce qu'ils étaient en train de faire pour me regarder. J'aurais payé cher pour savoir ce qu'ils pensaient tous. Cette curiosité était vraiment amusante, car elle se soldait souvent par des saluts et des sourires. Apparement, il n'est pas considéré malpoli de dévisager au Cambodge!
Nous avions lu dans notre guide que Phnom Pen etait une ville à la fois pleine de splendeurs et d'horreurs. On ne peut pas mieux résumer. La splendide architecture khmere cohabite avec les pires horreurs et traces du régime de Pol Pot.
Pour résumer (si l'on peut résumer une période pareille), les Khmers Rouges, dirigés par Pol Pot, ont instauré un régime sanguinaire pendant trois ans, de 1975 à 1978. Tout ce qui représentait l'éducation, la religion devait être éradiqué, et le pouvoir donné aux paysans.
S'en est donc ensuivi une horrible politique d'extermination, assassinant aveuglèment hommes, femmes, et même enfants. Nous avons donc visité la prison de Tuol Sleng à Phnom Pen, devenue musée du génocide. Cette ancienne école avait été aménagée en prison pendant les années de guerre civile, et l'on y torturait et tuait à tour de bras.
Des convois en partaient aussi pour ce qui est connu maintenant sous le nom des "killing fields"de Choeung Ek, à quelques kilomètres de Phnom Pen,un véritable charnier où Pol Pot et ses sbires effectuaient leur sinistre besogne, l'execution pure et simple de leurs prisonniers.
A l'entrée se trouve une sorte de mausolée en verre où sont exposés les crânes des victimes de tous âges.
D'aucun sort de ces visites marqué et retourné.
Je pense que toute personne se rendant au Cambodge se doit de passer par ces sites, il y a là vraiment une façon de voir de ses propres yeux l'ignominie humaine et où peut mener la folie des hommes.
C'est aussi peut-être une façon de rendre un humble hommage à toutes ces vies gâchées.


Mausolée, camp d'extermination de Choeung Ek + Photo poignante d'une détenue et son nouveau-né, prison de Tuol Sleng, Phnom Pen
Phnom Pen regorge aussi de temples magnifiques, et nous avons visité le palais royal et la fameuse pagode d'argent, construits en 1866.
Comme dans toute capitale asiatique qui se respecte, on trouve aussi des marchés impressionants, où tout se vend. Nous avons visité le marché Central et il y a toujours des petites surprises!

Palais Royal, Phnom Pen

Vous prendrez bien une petite tarentule grillée?
Marché central, Phnom Pen

Encore une bière Angkor! Phnom Pen
Je trouve l'atmosphère de Phnom Pen unique. Les gens sont vraiment chaleureux et amusants, et beaux! La peau mate, les cheveux lisses, couleur aile de corbeau, portant des foulards colorés.
Par contre il est vrai qu'il y a beaucoup d'enfants des rues, et de mendiants handicapsé, c'est l'autre côté du miroir.
Nous sommes à présent de retour à Sihanoukville (d'après le nom du Prince Sihanouk), LA station balnéaire du pays. Je ne suis pas franchement impressionée, car il s'agit là d'une Ibiza orientale. Les seuls cambodgiens que l'on y voit travaillent dans le tourisme, ou, c'est triste à dire, mendient sur les plages. C'est une ville faite par les Occidentaux, pour les Occidentaux, et plein d'Occidentaux. Conséquence: nous avons fui pour une île au large, l'ìle de Koh Russei, plus connue sous le nom de Bamboo Island. Après une heure de chaloupe, nous intégrons notre petit bungalow en bord de plage, où nous sommes restés trois jours.
Le rythme à Koh Russei est épuisant: il faut pouvoir tenir les va-et-vients entre le bungalow et la plage, entre la plage et l'unique bar/resto, entre le bar et la hamac, puis de nouveau du hamac à la plage. Ok, ok, j'arrête et je pense à vous mes petits frileux. Le seul hic de notre séjour de trois jours était le groupe s'occupant du bar, de jeunes anglais pas très dégourdis, et franchement feignants.
Mais bon, hein, cela ne nous a pas empêché de nager jusqu'à plus soif!


Vue de Koh Russei du bateau + notre bungalow

Coucher de soleil sur la baie, Bamboo Island
Nous quittons Sihanoukville demain matin pour Phnom Pen de nouveau. Nous souhaitons rallier Siem Reap (les temples d'Angkor) par bateau pour Noël, à voir si cela est possible.
Très bon Noël à tous.
Hélène & Diederik
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Les trois H : Hoi An, Hué, Hanoi
Fin Novembre 2008 - 8 décembre 2008
Alors que Lyon célèbre aujourd'hui sa féerique Fête des Lumières, nous nous avons fêté il y a 2 jours nos 2 mois sur la route. Comme le temps passe vite!
Nous avons du mal à nous imaginer en période de fêtes de fin d'année, tant le Vietnam est loin de la frénésie hérétique des achats de Noël en Occident.
Il y a bien quelques décorations de-ça, de-là, mais rien de grandiose - à part les sapins de Noël géants à l'entrée de certains grands hôtels.
Tout va comme sur des roulettes pour l'instant, ou plutôt sur des roues puisque nous avons bien goûté aux bus locaux.
La route entre Nha Trang et Hoi An fût une des plus épiques qu'il m'aie été donné de faire.
Après une demi-heure de bus, le chauffeur s'engage pour entrer dans une station service, et là nous entendons un grand crac métallique. Tout le monde se dresse: le bus vient de renverser un homme à scooter. L'homme restera inconscient jusqu'à l'arrivée de l'ambulance et notre chauffeur disparaitrat au bureau de police.
Nous voilà donc une vingtaine de personnes coincées dans un bus, dans une station service au milieu de nulle part, sans chauffeur.
Finalement, une Vietnamienne parlant anglais nous informe que nous allons changer de bus. Après une heure d'attente, nous voilà repartis...pour crever les deux roues arrières quelques heures plus tard. O temps suspend ton vol...
Nous devions mettre 12 heures (arrivée à 7h du mat), nous arrivâmes 17 heures après (à midi), avec un manque de sommeil conséquent, pour en plus nous faire rouler par des moto-taxis.
Nous nous sommes rendus compte deux jours après notre arrivée que ces filous malhonnêtes nous avient fait faire un beau détour pour nous rendre à un hôtel en fait situé... à 500m de notre lieu d'arrivée.
Bien sûr aucun des deux chauffeurs n'avait pris la peine de le mentionner, et j'imagine qu'ils ont dû bien rire après nous avoir déposés. Ah comme il est facile de profiter des touristes fatigués!
Quoi qu'il en soit, les 17 heures de bus en valaient bien la peine.
Hoi An est une petite ville magnifique, dont la vieille ville est classée au patrimoine de l'UNESCO.
Les influences architecturales et culinaires chinoises, japonaises et françaises s'y mélangent à la perfection.
La circulation y est bien moindre que dans les autres villes , et au milieu coule la rivière Thu Bon.
Hoi An c'est aussi un régal pour les yeux la nuit, avec ses lanternes très colorées, contrastant avec le bois noir des charpentes des maisons.
Exactement ce que nous cherchions, un petit peu d'authenticité.
Jusque là, ce fût notre ville coup de coeur.

Le pont couvert japonais, construit en 1593 pour relier les quartiers chinois et japonais

Rue des vendeurs de lanternes et au fond un temple chinois
Nous avons aussi pris la poudre d'escampette dès que le soleil nous le permit.
Nous sommes allés à la plage de Cua Dai, en scooter s'il-vous-plait!

Plage sympathique, mais toujours ce spectacle presqu'amusant des Blancs se faisant rôtir au soleil, et des Vietnamiens à l'ombre des cocotiers les regardant comme des bêtes curieuses.
Nous avons aussi profité du scooter le lendemain pour nous rendre à My-Son, site aussi classé au patrimoine mondial de l'UNESCO (que l'on ne vienne pas nous dire que nous avons fait que de la plage pendant notre voyage, alors!).
Il s'agit en fait d'un sanctuaire de temples en ruine, datants pour les plus vieux, du VIIème siècle. Le site est impressionant, mais malheureusement le soleil n'étant pas de la partie, les pluies ont écourté notre visite.

Temples de My-Son
En revanche, Hoi An s'est avérée bien dangeureuse pour notre petit portefeuille de routard.
En effet pas moins de 400 tailleurs tiennent le haut du pavé dans la ville et je défie quiconque de résister à se faire faire des vêtements sur-mesure pour souvent plus de la moitié du prix que nous paierions en Europe... Et de qualité.
Même moi qui ne suis pas (plus!) une folle de shopping, je ne savais plus où donner de la tête.
Je ne suis donc pas mécontente de dire que c'est Diederik qui a démarré les hostilités en se faisant faire un costard de star sur mesure. J'ai donc répondu par les armes: deux robes en soie. Diederik ne s'est pas avoué vaincu et s'est fait faire un beau blouson en velours. J'ai dégainé avec un nouveau pantalon. Puis nous avons décidé de quitter Hoi An, pour notre bien-être et celui de nos finances.
Trop de beaux monuments, trop de bonne bouffe, trop de tailleurs...
Comme nos sacs à dos ont une contenance limitée, nous avons dû envoyer les robes et le costume par colis, et nous croisons bien les doigts pour que tout arrive à bon port!
De Hoi-An nous nous sommes rendus sans encombres à Hué (un petit 4 heures de bus, du gâteau), ancienne capitale impériale du Vietnam. Et quelle capitale!
La ville en elle-même ressemble aux grandes villes vietnamiennes croisées jusqu'ici: surpeuplée, pleine de deux-roues, avec des commerces bordant chaque rue.
Mais Hué a un passé chargé, puisque c'est là qu'ont vécus toute une dynastie d'empereurs vietnamiens, les Nguyen. Et les vestiges de cette époque grandiose sont à couper le souffle: nous avons visité entre autres, la Cité Impériale, immense et digne d'un décor de film, et la tombe de l'empereur Tu Duc (pas de jeux de mots indélicats je vous prie), pas moins grandiose. L'empereur Tu Duc était un homme d'une délicatesse extrême, poète à ses heures, qui ne buvait son thé chaque matin qu'avec de l'eau de rosée... Je n'aurais pas aimé être sa servante à l'époque.
Où l'on apprend aussi que les Français ont fait des choses pas très sympathiques (bon on le savait plus ou moins déjà), une fois après avoir annexé le Vietnam: ils avaient mis les empereurs sous tutelle et aucun ne pouvait être élu sans leur consentement.
Le dernier empereur Bao Dai a dû abdiquer son trône en 1945, et est parti en exil en France, où il mourut en région parisienne en 1997. La descendance des empereurs Nguyen vivrait toujours en région parisienne.
Nous avons fait ce tour des monuments avec un guide, ce qui le rendit d'autant plus intéressant.
Les petites anecdotes croustillantes de la cour impériale nous ont été révèlées!


Salle d'adoration des empereurs + Entrée citadelle impériale

Visite de la citadelle - gardons notre sérieux
A Hué nous avons aussi rencontré deux Américains de Los-Angeles, bien marrants, avec qui nous avons été boire un coup lors de notre dernier soir à Hué.
Encore une fois, la météo influencera notre départ: il pleut des cordes sur Hué.
Nous décidons donc de reprendre un bon vieux bus de nuit pour la capitale Hanoi, à quelques 13 heures au nord de Hué.
Hanoi: par où commencer?
Par le bruit? Un coup de klaxon toutes les 2 secondes en moyenne.Oui, nous avons compté.
Par les vendeurs vous sautant dessus? "Hallllooo, where u froooom?" "Buy something?"
Par les menus? Eh oui ça y est, le chien grillé y est proposé.
Parlant de menus, l'attitude des serveurs vietnamiens est pour le moins déroutante: presque chaque fois que nous commandons quelque chose, le serveur/la serveuse s'en va au milieu d'une phrase, ou alors prend la commande de l'un mais pas de l'autre, alors qu'il est évident que nous sommes deux à manger.Etrange phénomène.
De plus leur anglais est souvent très limité, et l'on peut voir la panique sur leur visage lorsque nous demandons quelque chose en dehors du menu.
Ce qui nous fait nous livrer souvent à une véritable danse de singe pour nous faire comprendre - la tête de Diederik à l'hôtel demandant du ketchup et la tête du serveur répétant héberlué "kejssap, kejsap?" restera dans les annales du voyage.
Je trouve Hanoi plus sympa que Ho Chi Minh City (Diederik n'est pas de mon avis), bien qu'après déjà trois jours ici, marcher deux heures dans la ville en nécéssite une sieste de trois.
La circulation y est folle, les trottoirs ne sont plus faits pour les piétons, mais pour y garer les scooters ou offrir des étals de nourriture et autres petits commerces de rue.
La ville est néanmoins un peu plus verte, possède un grand lac en son milieu et de beaux bâtiments datant de l'époque coloniale française.

Hanoi - pont devant le Temple de Ngoc Son
Lui: veste made in Hoi-An
Elle: pantalon made in Hoi-An
Nous n'avons hélas pas pû pleinement visiter la ville, car aujourd'hui nous avons dû courir pour pouvoir réserver un billet d'avion pour le Cambodge vendredi.
Eh oui c'est un scandale, et cela me fait bien mal au coeur, mais nous avons décidé de ne pas passer par le Laos. La durée de séjour là-bas aurait été trop limitée pour pouvoir profiter de ce beau pays à sa juste valeur.
Nous partons demain pour un petit voyage de trois jours dans la baie d'Halong, une des plus belles au monde.
Nous avons choisi un concept un peu plus alternatif que les croisières usuelles encombrants la baie, grâce à un tour opérateur spécialisé, et nous espérons bien profiter de paysages magnifiques et de rencontres avec les gens du coin.
En route vers le quatrième et dernier H vietnamien donc, Ha Long.
Plein de bises à tous!
Hélène et Diederik
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Hong-Kong et le Vietnam

Delta du Mékong

Baie de Hong-Kong
Nha Trang, Vietnam, 26 Novembre 2008
Alors que vous êtes pratiquement tous ensevelis sous la neige et grelottants de froid, ayez une petite pensée pour ceux qui galèrent entre chaleur tropicale et air trop conditionné!
Nous sommes en Asie depuis maintenant presqu'une semaine, et nous revivons du point de vue alimentaire.
Vivent les nouilles sautées aux légumes, soupes aux variations infinies, nems croquants, et étals de jus de fruits frais à chaque coin de rue! Nous nous gavons (Diederik surtout, sans vouloir dénoncer personne) depuis notre arrivée à Honk-Kong la semaine dernière. Mais allez, après un sevrage de burger/frites pendant 6 semaines, c'est permis.

Stand de brochettes - Hong-Kong
Nous sommes arrivés le 21 Novembre à Hong-Kong après 14 heures dans l'avion, contre 12 prévues à l'origine. L'avion a dû rester à quai car il y avait un problème technique. En tout nous sommes restés éveillés plus de 24 heures.
Nous avons trouvé un hôtel dans Kowloon, la presqu'île, et comme nous ne restions qu'une nuit, nous avons dormi dans un hôtel de bon standing, d'autant plus que nous avons eû droit à la catégorie de chambre au-dessus. Après quelques semaines de tente, on ne s'en plaint pas!
Après une petite sieste réparatrice, nous avons foncé faire comme les gens du coin: shopppppiiiiing.
Hong-Kong est une ville hallucinante, les gens courent partout avec des sacs plastiques à la main, des enseignes lumineuses clignotent de toute part, les magasins et restaurants sont ouverts jusqu'à point d'heure. Tout y est possible, tout y est à vendre.
L'impression d'être dans une fourmillière est véridique.

Hong-Kong - Ladies' Market
A ma grande joie, il y a même un marché de nuit appelé le Ladies Market - j'adore les marchés.
Nous avons donc fait quelques emplettes, car la qualité des vêtements est bonne, et les prix bas. On m'avait déjà prévenue qu'en Asie je pourrai me refaire une garde-robe bien sympa pour trois francs six sous, mais je ne m'attendais pas à cela! Tous ces magasins m'ont remis de mon décalage horaire!
L'autre côté du miroir, c'est que ce mouvement de foule incéssant s'avère crevant à la longue.
Et la climatisation est poussée au maximum partout, tellement que s'en est choquant.
A Hong-Kong il ne faisait même pas 22 degrés dehors, mais cela ne faisait aucune différence.
De plus, étant tous deux franchement plus grands que la moyenne nationale, nous sommes vite repérés en tant que touristes et souvent sollicités.
Je me demandais aussi comment nous serions perçus en Asie.
Diederik se fait beaucoup regarder par les jeunes filles, on sent un certain fantasme et mythe de l'homme occidental, d'autant plus que mon cher et tendre s'est fait pousser la barbe, et que les hommes asiatiques sont pratiquement imberbes. Donc je suis obligée de rester sur mes gardes, et de soutenir quelques regards féminins que je juge un peu trop insistants!
Quant à moi, je suis loin d'être considérée comme une beauté locale.
Au Vietnam et en Asie en général, le fantasme de la peau claire est partout.
Etre bronzé ne fait pas partie de la mode locale, au contraire, bronzé équivaut au statut de paysan, auquel les filles de la ville ne veulent certainement pas être associées.
On me regarde avec curiosité, j'entends des remarques sur mon passage que je ne comprendrai jamais. C'est amusant et agaçant à la fois, car les regards peuvent être très insitants. Mais on se fait à tout, et je me dis que j'aurais ma revanche au Brésil!
Nous nous trouvons maintenant sur la côte vitenamienne, nous avons quittés Ho-Chi-Minh- City (Saigon) avant-hier soir en bus de nuit.
Un bus incroyable d'ailleurs, car pourvu d' une vingtaine de couchettes seulement, très confortable.
Nous sommes restés 3 jours à Saigon.
Moi qui pensais en avoir vu pas mal en matière de ville surpeuplée et envahie de deux-roues (Ouagadougou), eh bien Saigon remet les choses à leur place - voir vidéo dans le texte de Diederik, sous "reisverhalen".
Au Burkina j'ai rarement eu peur de traverser un boulevard. Ici si.
Notre guide pour le Delta du Mékong nous avait indiqué en rigolant que la meilleure façon de traverser à Saigon était de fermer les yeux et de foncer. Je commence à y croire.
C'est une horde de deux-roues qui vous fonce dessus, et tous, voitures, bus et taxis klaxonnent à tout bout de champ. Il y a des façons de doubler à donner des arrêts cardiaques, et des scooters qui déboulent sur le trottoir quand la route est trop congestionnée.

Les Walkyries de Ho-Chi-Minh-City
Le port du casque est obligatoire depuis quelque mois, mais il n'est pas rare de voir les gens rajouter des chapeaux coniques par-dessus, d'où l'intêret du casque...
Les femmes se couvrent de la tête aux pieds, masque anti-pollution, et gants, toujours dans ce souci de blancheur de peau.
Les passages piétons sont là pour la déco, car on s'y fait klaxonner même quand on y passe au feu vert.
Bref, tout cela fait de Saigon une ville trépidante, polluée, et chaotique à souhait.
Nous étions contents de nous échapper une journée en tour organisé dans le Delta du Mékong, splendide et immense.
Nous y avons passé un marché flottant à Vinh Long et visité l'artisanat local.

Delta du Mékong, un bras caché du fleuve
Bien que n'étant tous deux pas fans d'excursions organisées pour touristes, celle-ci était composée d'un petit groupe agréable (sans mentionner deux marmots imbuvables) et nous avons sympathisé avec quelques-uns d'entre-eux. Il est aussi bienvenu d'avoir un guide du coin dans ce cas-là.
Après trois jours à Saigon dans une agitation de dingue et une chaleur et humidité collant à la peau, nous avons décidé de prendre le bus de nuit pour la côte et la ville de Nha trang, une des stations balnéaires du coin.
Nous avions des envies de crawl dans une mer azur.
C'était sans compter sur la saison des pluies qui sévit dans le sud du Vietnam en ce moment.
L'eau de la mer de Chine a une couleur brûnâtre franchement peu engageante, et comme il y a beaucoup d'intempéries, il est interdit de s'y baigner.
Et ce matin, dans la rue de notre hôtel, nous nous sommes réveillés avec ça:

Si tu ne viens pas à la piscine, la piscine viendra à toi!
Le dernier canon de la mode à Nha Trang ces derniers jours est le poncho en plastique.
Bon il a beaucoup de centre de massages dans le coin, donc même sans la mer et par mauvais temps, nous devrions pouvoir nous occuper.
Nous hésitons encore sur l'itinéraire à suivre, nous sommes partis de façon totalement opposée à ce que nous pensions faire initialement. Nous pensons monter jusqu'à Hanoi, aller dans la majestueuse baie d'Halong, puis peut-être passer par le Laos, ou prendre directement l'avion pour le Cambodge. La Thaïlande sera notre dernière destination, en espérant que les tensions politiques du moment se seront apaisées d'ici là.
A suivre.
Bonne continuation à tous.
Hélène et Diederik







